Les étudiants de l'UCLouvain demandent une adaptation des modalités d'évaluation

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Après près d'un mois de cours à distance et à l'approche des examens de fin d'année, l'Assemblée générale des étudiants de Louvain (AGL) a fait part mercredi de son inquiétude concernant un taux de décrochage scolaire très important. "Il nous semble que les modalités d'évaluation doivent être réévaluées", souligne-t-elle. L'organisation demande notamment des directives claires pour la tenue des examens et un allègement des sessions dans toutes les facultés. L'organisation propose également, dans sa lettre ouverte co-signée par la Fédération des étudiants francophones (Fef), les assemblées de Woluwé et de l'UCLouvain FUCAM Mons, que les évaluations classiques soient remplacées par des examens à cours ouvert et qu'elles soient allégées. En ce qui concerne les cours pour lesquels il n'y aurait pas de nouvelles modalités d'évaluation adaptées, elle demande qu'une proclamation automatique soit envisagée, accompagnée par des évaluations formatives ainsi qu'une note administrative. Pour appuyer ces demandes, l'organisation d'étudiants explique que certains cours fonctionnent et que d'autres sont "plutôt de l'ordre du bricolage". "Certains cours ont été remplacés par des PDF à lire, d'autres par une multitude de travaux, d'autres par des conférences en ligne. Il est devenu difficile de s'organiser et de gérer la charge de travail qui s'impose à nous dans ces circonstances", selon l'AGL. Elle ajoute à cela l'absence de modalités d'évaluations, qui ne seront précisées que le 27 avril. "D'ici là on ne sait pas quel est l'avenir de nos examens." L'organisation pointe également le problème des conditions de travail autant pour les cours que le blocus pour certains étudiants. Ainsi, la perte d'un job étudiant ou encore des conditions familiales compliquées font qu'un certain nombre d'entre eux souffrent d'un manque matériel ou d'espace de travail, d'après l'AGL. En ce qui concerne les examens, l'AGL estime que la méthode de surveillance par webcam pose des questions au sujet de l'intimité et du droit à la vie privée. Par ailleurs, les étudiants qui ne disposent pas des moyens matériels nécessaires ou qui refusent la surveillance à domicile devront passer leurs examens sur le site de l'université, se mettant ainsi en danger sanitaire, s'indigne l'AGL. Les organisations d'étudiants concluent qu'il est essentiel de veiller à ce que chaque étudiant "dispose de conditions adaptées pour étudier et pour passer ses examens en le mettant le moins possible en danger face à la pandémie". (Belga)
© 2020 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info