Les militaires soudanais nient avoir dispersé le sit-in "par la force"

Publié le à DUBAÏ (ARE)

Le Conseil militaire de transition au Soudan a démenti lundi avoir dispersé le sit-in de protestation à Khartoum "par la force", alors qu'un comité de médecins a fait état d'au moins neuf morts. "Nous n'avons pas dispersé le sit-in par la force", a dit un porte-parole du Conseil, le général Shamseddine Kabbashi, à la chaîne de télévision Sky News Arabia, basée aux Emirats arabes unis. "Les tentes sont là et les jeunes peuvent y circuler librement", a-t-il assuré. Il a affirmé que les forces de sécurité avaient en fait visé lundi matin une zone "dangereuse" près du lieu du sit-in. "Cet endroit, appelé Colombia, a été pendant longtemps un foyer de corruption et d'activités" illicites, a-t-il déclaré. "De nombreuses personnes ont fui Colombia et sont entrées sur le lieu du sit-in", a encore indiqué le porte-parole. "Résultat: de nombreux jeunes (du sit-in) ont quitté la zone." A la suite des violences de lundi, le mouvement de contestation au Soudan a annoncé couper tout contact politique avec le Conseil militaire de transition au pouvoir. "Nous annonçons l'arrêt de tout contact politique et des négociations avec le Conseil putschiste", a indiqué dans un communiqué l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, appelant à "la grève et la désobéissance civile totale et indéfinie à compter d'aujourd'hui". (Belga)
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