Les parcs éoliens en mer tournent un peu au ralenti

Publié le à BRUXELLES (BELGIQUE)

Les parcs éoliens en mer doivent régulièrement tourner à vitesse réduite en raison de la crise du coronavirus. Le secteur pointe dès lors du doigt les centrales nucléaires, qui ne sont pas assez flexibles et font obstacle à la transition énergétique, selon la Belgian Offshore Platform (BOP). Le nombre de jours avec des prix négatifs sur le marché de gros de l'électricité a augmenté depuis le début de la crise. Il y en effet moins de demande alors que l'offre est abondante grâce au soleil, au vent et aux centrales nucléaires. Par conséquent, les parcs éoliens en mer sont régulièrement mis au ralenti depuis la mi-mars, ce qui signifie qu'ils fournissent moins d'énergie. Les éoliennes offshore peuvent ainsi être complètement mises à l'arrêt en quelques minutes. Selon la Belgian Offshore Platform, l'association représentant les propriétaires des parcs éoliens en mer du Nord, il y a un ajustement "de plus en plus fréquent" d'environ 500 MW, soit environ un tiers de la capacité installée. Le lundi de Pâques, plus de la moitié (900 MW) de la capacité de production a même été temporairement arrêtée. Selon les chiffres du secteur, la perte de production sur une période de six semaines se situe entre 4,65 et 17,5%. La demande de déconnexion peut provenir du gestionnaire du réseau à haute tension Elia, afin de maintenir l'équilibre du réseau, ou de l'acheteur d'électricité en cas de prix négatifs, si le contrat le stipule. Les propriétaires d'éoliennes font remarquer que, pendant que leurs infrastructures doivent être arrêtées, les centrales nucléaires continuent par contre de fonctionner à plein régime. "C'est en contradiction avec la transition énergétique. Les centrales nucléaires non flexibles y font obstacle", estime Annemie Vermeylen, secrétaire générale de la Belgian Offshore Platform. Le secteur craint qu'il y ait une tendance à opter pour le nucléaire, au détriment des énergies renouvelables. Engie Electrabel, l'exploitant des centrales nucléaires, a déjà récemment souligné avoir arrêté les centrales au gaz et précisé que la modulation des centrales nucléaires est techniquement impossible dans les circonstances actuelles. Les prix négatifs sont une conséquence de l'évolution des prix sur le marché de l'énergie de l'Europe centrale et occidentale, avait ajouté Engie Electrabel. Un phénomène qui s'explique surtout par les températures douces, le soleil, le vent et la production des centrales à charbon allemandes. (Belga)
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