LGBTIQ: plus de 4 personnes sur 10 se sentent discriminées, la Commission veut agir

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Plus de quatre personnes LGBTIQ sur dix à travers l'UE, soit 43% (chiffre 2019), rapportent avoir le sentiment d'être discriminées à cause de leur orientation sexuelle ou identité de genre, rapporte jeudi la Commission européenne. Ce taux était de 37% en 2012.Comme annoncé, la Commission a donc défini une "première stratégie UE en faveur de l'égalité des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, non binaires, intersexuées et queer (LGBTIQ)". Un de ses éléments sera une prochaine initiative législative de la Commission, prévue pour 2021, qui devra étendre les actes considérés comme "infractions pénales de l'UE" pour y intégrer les discours et crimes de haine, entre autres visant les personnes LGBTIQ. L'exécutif européen proposera d'agir à ce niveau via l'article 83 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, qui permet aux instances UE d'imposer une sorte de définition commune minimum d'infractions et sanctions pénales dans certains domaines définis. Une autre proposition législative sur laquelle va plancher la Commission, pour 2022, visera à "pousser" les États membres vers une reconnaissance mutuelle des liens familiaux dans les familles "arc-en-ciel". Le but est qu'un couple de même sexe avec enfants conserve, dans un autre pays de l'UE, ses droits légaux sur ses enfants, même si ce second pays n'a pas de législation reconnaissant la parentalité de couples homosexuels. Dans plusieurs dossiers, il s'agira d'"encourager" la coopération entre États membres, car de grandes parts du droit de la famille sont entre les mains des États, reconnaît la Commission. "Nous voyons des progrès dans certains États membres. Par exemple, beaucoup ont reconnu légalement les couples de même sexe. Mais nous observons aussi d'autres tendances", a commenté la commissaire aux Valeurs et à la transparence Vera Jourova. "Aujourd'hui encore, plus de la moitié des personnes LGBTIQ ne sont quasi jamais, ou rarement, prêtes à dire ouvertement 'qui' elles sont. Elles ont donc peur d'admettre ce qu'elles ressentent, peur de la stigmatisation sociale associée à un coming out". (Belga)
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