Maurice: efforts continus pour éviter une marée noire

Publié le à PORT-LOUIS (MUS)

La police mauricienne a prévu d'aborder dimanche le vraquier Wakashio, échoué depuis le 25 juillet sur la côte sud-est de l'île, afin d'étudier le meilleur moyen d'évacuer sa cargaison de carburants et d'éviter une pollution d'envergure. Le Premier ministre mauricien Pravind Jugnauth a de son côté convoqué une réunion de crise des autorités concernées et remercié la France pour son aide. Dans l'attente d'une intervention de la police, des centaines de volontaires se pressaient sur la côte pour la protéger du carburant s'échappant du Wakashio qui transportait 4.000 tonnes de fioul. "Les gens ont compris qu'il fallait qu'ils prennent les choses en main pour protéger la faune et la flore", a affirmé à l'AFP Ashok Subron, un militant écologiste venu de la cité voisine de Mahébourg. Sur le rivage, des dizaines de volontaires s'efforçaient de tresser des barrages flottants en chanvre et en tissu afin de circonscrire la nappe de carburant qui s'échappe du navire, échoué sur un récif à une centaine de mètres au large et dont la poupe est largement submergée. La police a prévu de monter à son bord, avec le capitaine du navire - un Indien de 58 ans - afin d'en saisir tous les documents relatifs à sa navigation et notamment les enregistrements des communications avant le naufrage. Les vingt membres d'équipage du vraquier avaient pu être évacués sains et saufs après son accident. Le navire, sous pavillon panaméen, est la propriété d'un armateur japonais et est opéré par une autre société japonaise, Mitsui OSK Lines. Un porte-parole de Mitsui avait indiqué à l'AFP à Tokyo que leurs efforts pour tenter d'évacuer la cargaison par hélicoptère s'étaient heurtés au mauvais temps, qui avait aussi empêché la mise en place d'un système flottant de retenue autour du navire. La Premier ministre mauricien a déclaré un "état d'urgence environnemental" et lancé un appel à l'aide à la France, qui dispose de bases militaires dans l'île voisine de la Réunion. Un navire de la marine française, Le Champlain, est parti samedi pour Maurice, tandis qu'un avion des forces aériennes devait effectuer deux rotations au-dessus du site du déversement, tous deux équipés d'équipements de lutte antipollution spécialisés et ayant des experts à leur bord. (Belga)
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