Mises en examen dans l'enquête sur les comptes de Mélenchon pour la présidentielle 2017

Publié le à Paris (France)

Trois ans après le début de l'enquête sur les comptes de campagne 2017 de l'homme politique français Jean-Luc Mélenchon, les premières mises en examen (inculpations) ont été prononcées au printemps, ne concernant à ce stade qu'un possible "prêt illicite de main d'oeuvre", loin des soupçons d'escroquerie et de surfacturations évoqués au début de l'affaire, rapporte mercredi l'AFP.L'association l'Ere du peuple, fondée en 2015 par des proches du leader de la France Insoumise, et la mandataire financière du candidat, Marie-Pierre Oprandi, ont été mis en examen les 29 mars et 29 avril, selon des sources proches du dossier, confirmées de source judiciaire. Mme Oprandi est également poursuivie pour "usage de faux". Mais le juge d'instruction a renoncé à ce stade aux poursuites sur les principaux volets de l'enquête, lancée en 2018 pour examiner des soupçons d'"escroquerie aggravée", d'"abus de confiance" ou de "financement illégal de campagne". Pour ces infractions, l'association et la mandataire sont sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Cette mise en examen a minima enlève une épine dans le pied des Insoumis qui, tout en se montrant confiants ces derniers mois, craignaient que l'affaire n'éclabousse leur candidat à la présidentielle 2022. L'enquête sur les dépenses de campagne était partie d'un signalement à la justice de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), chargée de valider le remboursement des dépenses des candidats avec les deniers publics. Celle-ci soupçonnait des surfacturations de l'Ere du peuple et de Mediascop, la société de conseil en communication de Sophia Chikirou, une proche de M. Mélenchon. L'Ere du peuple, créée en 2015 pour fournir un "support technique et logistique" à la diffusion des "idées de Jean-Luc Mélenchon", avait facturé 440.027 euros au candidat: locations de salles, matériel informatique et prestations intellectuelles de ses quatre salariés. Mais le magistrat estime que le travail de ces employés pourrait constituer un "prêt illicite de main d'oeuvre". (Belga)
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