Ouverture d'une procédure dans l'affaire d'espionnage au sein du Credit Suisse

Publié le à ZURICH (Suisse)

La Finma, l'autorité suisse de surveillance des marchés, a ouvert une procédure à l'issue de son enquête sur l'affaire d'espionnage au sein de Credit Suisse qui avait secoué la deuxième banque helvétique, a-t-elle annoncé mercredi. Avec cette procédure, la Finma s'intéressera "aux indices de violations du droit de la surveillance" et examinera notamment la manière dont les activités de filature d'anciens cadres dirigeants ont été contrôlées et documentées, a-t-elle indiqué dans un communiqué. En décembre, elle avait déjà ouvert une enquête pour examiner le rôle des instances dirigeantes de la banque et désigné un chargé d'audit indépendant dans le cadre de ses investigations, avec pour mission de clarifier les questions de gouvernance d'entreprise dans cette affaire, a-t-elle rappelé. L'an passé, la banque avait été ébranlée par un scandale à rebondissements autour de la filature d'anciens cadres dirigeants ainsi que de membres de l'organisation écologiste Greenpeace. L'affaire avait débuté après des révélations dans les journaux dominicaux concernant son ancien directeur de la gestion internationale de fortune, Iqbal Khan, suivi par une société de détectives privés après son départ inattendu pour rejoindre la banque concurrente UBS. Début octobre, Pierre-Olivier Bouée, alors directeur opérationnel, avait donné sa démission, expliquant qu'il avait lui "seul" ordonné la filature, sans en avertir sa hiérarchie, dans l'objectif de protéger les intérêts de Credit suisse. Il avait voulu s'assurer que l'ancien directeur de la gestion internationale de fortune ne cherchait pas à débaucher d'autres employés au profit de la concurrence, selon une enquête interne lancée par la banque. Mais le scandale avait rebondi après de nouvelles révélations dans la presse concernant l'ancien directeur des ressources humaines, puis l'organisation écologiste Greenpeace qui aurait été infiltrée. Face aux remous, le directeur général de la banque, le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam avait à son tour donné sa démission pour mettre un terme au scandale, insistant sur le fait qu'il n'avait pas été personnellement impliqué. Dans un communiqué, Credit suisse a dit prendre note de cette décision de la Finma, précisant qu'elle "continuera à collaborer pleinement". (Belga)
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