Pakistan: vive inquiétude sur le sort de trois alpinistes disparus sur le K2

Publié le à ISLAMABAD (Pakistan)

Le sort de trois alpinistes, disparus alors qu'ils tentaient l'ascension du K2, second plus haut sommet du monde, suscitait une vive inquiétude dimanche, après l'échec d'une deuxième journée de recherches par hélicoptère, a annoncé dimanche le club alpin du Pakistan.Les alpinistes John Snorri (d'Islande), Juan Pablo Mohr (du Chili) et Muhammad Ali Sadpara (du Pakistan) ont perdu le contact avec leur camp de base vendredi. "De nouvelles recherches par hélicoptère n'ont rien donné", a déclaré à l'AFP le secrétaire du club, Karrar Haidri. Les hélicoptères de l'armée pakistanaise ont survolé sans résultat les pentes du K2 jusqu'à une altitude de 7.000 mètres, a-t-il ajouté. Selon Chhang Dawa Sherpa, le chef de l'expédition, une équipe de secouristes est partie à pied à leur recherche. "Malheureusement, nous n'avons trouvé aucune trace," a déclaré M. Sherpa dans un communiqué. "Les chances de survivre pendant deux ou trois jours à 8.000 mètres en hiver sont très faibles", a estimé Sajid Sadpara, le fils de l'un des disparus, qui a aperçu son père pour la dernière fois au "goulot d'étranglement", la dernière difficulté technique du K2. Vendredi, un alpiniste bulgare avait fait une chute mortelle sur ce même K2 en redescendant vers son camp de base. Il s'agit de la seconde personne à avoir perdu la vie ces dernières semaines en tentant l'ascension du K2, qui culmine à 8.611 m. En janvier, c'est un alpiniste espagnol de 49 ans, Sergi Mingote, qui avait trouvé la mort sur le K2, à la suite d'une chute également en redescendant vers le camp de base. Les risques encourus sont nombreux sur cette montagne, où plus 80 personnes ont péri, contre près de 450 qui en ont réussi l'ascension. En janvier, dix alpinistes népalais en ont réussi la première ascension hivernale. Les conditions hivernales sur le K2 sont terribles, avec des vents pouvant atteindre 200 km/heure et une température tombant parfois à -60 degrés Celsius. Ce qui explique que cette montagne soit beaucoup moins fréquentée que l'Everest, que des milliers de grimpeurs de tous âges ont réussi à gravir. Mais à cause de la fermeture des frontières due notamment à la pandémie, il y a peu d'autres massifs prestigieux accessibles en ce moment et ce sont pas moins de quatre cordées totalisant 60 alpinistes qui ont convergé cet hiver vers le K2. (Belga)
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