Radicalisation "peu contestable" et "troubles de personnalité"de l'assaillant

Publié le à Rambouillet (France)

Le ressortissant tunisien de 36 ans qui a tué à coups de couteau vendredi une agente du commissariat de Rambouillet en France, dont la radicalisation "paraît peu contestable", présentait également "certains troubles de personnalité", a déclaré dimanche le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard."Si la radicalisation de l'agresseur paraît peu contestable, la présence de certains troubles de personnalité a pu aussi être observée", a déclaré lors d'une conférence de presse M. Ricard, faisant le point sur les investigations, deux jours seulement après l'attaque perpétrée par Jamel Gorchene. "A ce titre, son père a souligné que son fils avait adopté une pratique rigoureuse de l'islam. D'un autre côté, il a également mentionné des troubles de comportement qu'il avait pu remarquer chez son fils en début d'année", a rapporté le magistrat. Jamel Gorchene avait "sollicité une consultation psychiatrique" au centre hospitalier de Rambouillet le 19 février, puis avait eu un nouveau rendez-vous le 23 février. Cependant "il semble que son état n'a nécessité ni hospitalisation, ni traitement", a dit M. Ricard. M. Ricard a part ailleurs annoncé qu'une cinquième personne, un cousin de l'assaillant, avait été placée en garde à vue dimanche, en plus de son père qui résidait avec lui à Rambouillet (Yvelines), d'un autre cousin et d'un couple de personnes l'ayant aidé à se faire domicilier administrativement dans le Val-de-Marne. L'attaque de l'agente administrative a été perpétrée dans le sas de sécurité où l'assaillant s'est engouffré derrière elle, après avoir fait des repérages et des allées et venues devant le commissariat, dont témoignent les images de vidéosurveillance. Pendant l'attaque, il a crié "Allah Akbar" selon des témoins, et porté à la victime "deux coups de couteau, l'un à l'abdomen et l'autre à la gorge", avant d'être tué sur place par deux tirs "de riposte" d'un policier, a précisé le procureur. Une "rapide exploitation" de son téléphone portable retrouvé sur place a révélé que "l'agresseur avait immédiatement avant de passer à l'acte consulté des vidéos de chants religieux glorifiant le martyr et le jihad", a ajouté M. Ricard. (Belga)
© 2021 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info