Restaurants: De Wever critique, Marius Gilbert objective, les Régions promettent de l'aide

Publié le à BRUXELLES (Belgium)

Le président de la N-VA et bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever, a critiqué dimanche au micro de la chaîne de télévision locale atv la décision prise vendredi en Comité de concertation de fermer les restaurants à partir de lundi, pour un mois, à travers tout le pays. C'est une décision "difficile à comprendre", a dit celui dont le parti est dans l'opposition au fédéral, à l'occasion du départ du Tour des Flandres.A noter cependant que Jan Jambon (N-VA), en tant que ministre-président flamand, a participé vendredi au Comité de concertation qui a pris la décision de fermer les restaurants. Il avait même défendu cette décision à la suite de la conférence de presse, parlant d'une mesure extrêmement difficile mais justifiée par le fait que l'horeca est le lieu par excellence où les gens se retrouvent de manière rapprochée. Bart De Wever, dimanche, affirme quant à lui comprendre la fermeture des cafés et salles de fête, mais pas celle des restaurants. "J'ai l'impression que tous les restaurants d'Anvers faisaient bien les choses", affirme-t-il. Différentes personnalités ont exprimé leur avis sur le sujet de la fermeture forcée des restaurants dimanche sur le plateau de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi). Parmi elles, l'épidémiologiste de l'ULB Marius Gilbert, qui a tenté d'objectiver les choses. Il y a bien des listes de clients dans les restaurants, mais, dans les tentatives d'identification des foyers de contamination, "les centres de testing n'ont pas le temps d'enquêter dans les restaurants", tranche-t-il. "Il faut déconstruire ce discours selon lequel 'on n'a pas constaté de clusters dans les restaurants donc il n'y a pas de transmission dans les restaurants et les cafés'. Dans les cafés et restaurants, le fait de ne pas avoir de masque pendant une durée importante est en fait un facteur risque majeur, surtout quand c'est à l'intérieur. Et le facteur saisonnier, ici, nous rattrape très fort, par rapport à la période où cela pouvait se faire en terrasse". Côté politique, que ce soit à Bruxelles ou en Wallonie, on promet de soutenir l'horeca à travers cette période de fermeture forcée. "Une ville sans restaurants ni cafés est une ville morte, et ce n'est pas comme cela que l'on voit l'avenir de Bruxelles", assure sur le plateau de RTL-TVi le ministre bruxellois Alain Maron (Ecolo), qui indique que "la Celeval préconisait" cependant la fermeture. "Il n'est plus temps de chipoter", au vu des chiffres de contamination, tranche-t-il, tout en admettant qu'il faudra "sauver" l'horeca. Il y aura des aides régionales supplémentaires, mais encore à définir et à formaliser. Côté wallon, le ministre de l'Economie Willy Borsus annonce avoir mis sur la table du gouvernement une proposition d'aides "par paliers, en fonction de la taille des entreprises", pour un total de 100 millions d'euros pour l'horeca et l'évènementiel. On parle de 3.500 euros pour un exploitant seul, et jusqu'à 10.000 euros pour les plus grosses structures. (Belga)
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