Sommet européen - Russie: pas de sommet à court terme, mais un dialogue à déterminer

Publié le à Bruxelles (Belgique)

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont bouclé dans la nuit de jeudi à vendredi la première journée d'un sommet dominé jusqu'ici par la critique envers la loi hongroise interdisant la "promotion" de l'homosexualité ainsi que par la Russie. France et Allemagne avaient mis sur la table une proposition d'organiser un "sommet" UE-Russie, des rencontres au plus haut niveau, mais cette perspective n'a pas été validée pour le court terme."Il n'y aura pas de réunion avec la Russie au niveau des dirigeants de l'UE", s'est réjoui le président lituanien Gitanas Nauseda à sa sortie de cette première journée. Les pays baltes faisaient partie de ceux qui avaient clairement exprimé leur opposition à un tel sommet. "Il est trop tôt", a-t-il ajouté, précisant quand même que le Conseil explorera "bien sûr" les possibilités "et conditions" pour établir un dialogue avec la Russie. Les dirigeants des 27 ont dans les grandes lignes soutenu l'attitude proposée par la Commission européenne et le Haut représentant de l'UE, Josep Borrell, d'une prise de distance tout en restant ouvert à des "engagements sélectifs" avec la Russie "dans des domaines de l'intérêt de l'UE", comme le précisent les conclusions adoptées par les 27 à ce sujet. Commission et Haut représentant sont invités à présenter des options concrètes en ce sens, sur des sujets comme le climat, la santé, l'accord sur le nucléaire iranien.  Parallèlement, les chefs d'Etat et de gouvernement condamnent et mettent en garde: ils rappellent que les accords de Minsk sont capitaux à leurs yeux, apportent un soutien explicite aux pays du Partenariat oriental, et invitent la Commission et le Haut représentant à présenter des options "de mesures restrictives additionnelles, dont des sanctions économiques".  "On ne peut pas limiter les relations à des sanctions et expulsions de diplomates", a cependant expliqué le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) à l'issue de la journée. Le Belge préfère mettre l'accent sur la porte qui reste ouverte: "le Conseil va explorer les formats et conditions d'un dialogue avec la Russie", indiquent les conclusions.  "Je pense que l'on doit avoir un moyen de mettre les problèmes sur la table. C'est la direction que l'on prend dans ces conclusions. Mais on doit encore se décider sur le format", indique le libéral. (Belga)
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