Tirs devant le QG de l'armée soudanaise: un militaire et un civil tués

Publié le à KHARTOUM (SDN)

Un officier et un civil ont été tués lundi soir lorsque des inconnus ont ouvert le feu sur le sit-in permanent organisé par les contestataires devant le QG de l'armée soudanaise à Khartoum, selon le Conseil militaire de transition et des sources médicales."Des éléments non identifiés qui voulaient saboter les négociations entre les deux parties ont tenté de rejoindre le sit-in (...) et il y a eu des tirs qui ont tué un commandant de la police militaire", a indiqué le Conseil militaire, ajoutant que trois soldats, plusieurs manifestants et des civils avaient été blessés. Selon des sources médicales proches du mouvement de contestation, un jeune homme a été tué "par des miliciens du régime renversé qui tentaient de disperser" les manifestants rassemblés devant le QG de l'armée. Les représentants de la contestation populaire au Soudan et les généraux au pouvoir, qui ont repris lundi leurs négociations, ont annoncé en début de soirée être parvenus à s'entendre sur des structures de transition exigées par les manifestants. Jusqu'ici, les deux parties divergeaient notamment sur la composition d'un Conseil souverain appelé à remplacer le Conseil militaire qui a pris le pouvoir après l'éviction du président Omar el-Béchir le 11 avril. Depuis dimanche soir, des manifestants bloquent une grande artère de la capitale, la rue du Nil, après avoir accusé les militaires d'avoir fermé un pont menant à leur sit-in permanent devant le QG de l'armée. Lundi, des heurts ont eu lieu entre forces de l'ordre et manifestants, selon le Comité des médecins, proche de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, qui a fait état de trois manifestants blessés par balles. Les paramilitaires de la Force de soutien rapide (RSF) ont dispersé à coups de bâton des manifestants dans plusieurs endroits de Khartoum et démantelé des barricades, selon ce comité. Maître du Soudan pendant près de 30 ans, le président Béchir a été destitué à l'issue d'une série de manifestations populaires qui ont débuté le 19 décembre, après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain dans un pays à l'économie exsangue. Il a été inculpé pour "le meurtre de manifestants" pendant les protestations contre son régime, a indiqué lundi le Procureur général soudanais. (Belga)
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