Trois aides-ménagères sur quatre disent avoir du mal à joindre les deux bouts

Publié le à Bruxelles (Belgique)

Trois aides-ménagères sur quatre disent avoir du mal à joindre les deux bouts, selon une enquête menée en avril et mai derniers par la CSC Alimentation et Services auprès de ses affiliées dans le secteur des titres-services. Le revenu d'un ou une partenaire est souvent nécessaire pour y parvenir. Le syndicat chrétien s'inquiète dès lors que de plus en plus de ces travailleuses basculent dans la pauvreté.Les aides-ménagères ont été interrogées sur leur situation salariale et sur les postes de dépenses auxquels sont alloués leurs revenus. Et les résultats sont "stupéfiants", commente jeudi l'organisation syndicale. Ainsi, 43% repoussent souvent ou très souvent une consultation médicale ou l'achat de médicaments et, pour 70%, le paiement en temps et en heure des frais fixes (loyer, énergie, eau) constitue un problème. Pour un tiers des aides-ménagères, cela se traduit par des paiements tardifs. Un autre tiers doit économiser sur d'autres dépenses pour payer ces frais à temps. En outre, seuls 11% des personnes interrogées partent en vacances à l'étranger chaque année, tandis que payer une facture inattendue de 1.000 euros est tout simplement impossible pour trois aides-ménagères sur quatre. Seuls 5% disposent des fonds nécessaires pour effectuer un tel paiement sans difficulté. Mais les résultats sont "encore plus désolants" lorsque l'on se penche sur le cas des aides-ménagères célibataires, déplore la CSC: 40% de celles qui font appel à des services de garde d'enfants souhaiteraient travailler plus d'heures si ce service était moins cher. Les revenus supplémentaires dégagés en travaillant plus d'heures ne compensent en effet pas les coûts liés à la garde d'enfants. D'ailleurs, 90% des aides-ménagères célibataires (93% des célibataires avec enfants) éprouvent chaque mois des difficultés à joindre les deux bouts et 53% des aides-ménagères célibataires repoussent souvent, voire très souvent, une consultation médicale ou l'achat de médicaments en raison de leurs coûts. En outre, 58% des célibataires ne partent jamais en vacances, tandis que parmi celles qui ont des enfants, elles ne sont que 8% à pouvoir se le permettre chaque année. Pour 98% des aides-ménagères célibataires, il est impossible de payer une facture inattendue de 1.000 euros. (Belga)
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