Un sommet (virtuel) climatique de l'Onu pour rehausser les ambitions

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Un sommet virtuel sur le climat se tiendra ce samedi 12 décembre à l'initiative de l'Onu, du Royaume-Uni (qui présidera la COP26) et de la France, en coopération avec le Chili (qui préside la COP25) et l'Italie. Il marquera les cinq ans, jour pour jour, de l'adoption de l'Accord de Paris sur le climat. Mais il sera surtout question d'ambitions alors que les engagements climatiques pris jusqu'ici par la communauté internationale sont insuffisants.En vertu de l'Accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique bien en-deça de 2°C et si possible à 1,5°C, les Etats parties au traité, soit la toute grande majorité des pays, sont tenus de formuler des "contributions déterminées au niveau national" (NDC, en anglais) et de les revoir à la hausse tous les cinq ans. Ces engagements revus à la hausse étaient attendus en 2020, en vue de la COP26, censée se tenir en novembre 2020 à Glasgow mais reportée d'un an, pour cause de pandémie de Covid-19. C'est dans ce contexte qu'intervient le Sommet climatique de ce samedi, qui pourrait servir de catalyseur à un rehaussement de l'ambition climatique internationale. Les engagements pris jusqu'ici conduisent en effet vers un réchauffement d'environ 3°C. A la veille du sommet, les 27 chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se sont finalement accordés la nuit dernière sur un nouvel objectif d'une réduction nette des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55% d'ici 2030 par rapport à 1990, contre -40% décidé jusqu'ici. Un pas qui va dans la bonne direction même s'il reste insuffisant aux yeux des ONG, qui souhaitaient un objectif de réduction d'au moins 60%. Le sommet débutera samedi à 15h (heure belge). Le programme prévoit notamment des interventions du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, du Premier ministre britannique Boris Johnson, du président français Emmanuel Macron, du Premier ministre italien, Giuseppe Conte. Aucun discours du Premier ministre belge, Alexander De Croo, n'est par contre attendu. Les Etats-Unis, deuxième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, ne figurent pas non plus parmi la liste des intervenants, au contraire de la Chine, premier émetteur qui a récemment annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone avant 2060. Divers acteurs non-gouvernementaux prendront également la parole. (Belga)
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