Une marche en hommage aux policiers blessés à Liège

Publié le à LIEGE (Belgique)

Une délégation syndicale composée d'une trentaine de membres a marché dans les rues de Liège ce mercredi dans le but de rendre hommage aux policiers blessés lors des émeutes survenues samedi dernier. Ils regrettent que la manifestation de samedi ait été autorisée et évoquent un manque de moyens.Après avoir distribué des fleurs aux commerçants dont les vitrines ont été détruites ou l'intérieur saccagé et pillé place Saint-Lambert, les représentants syndicaux se sont rendus au commissariat de police situé rue de la Régence, victime lui aussi d'attaques. Les stigmates des assauts de samedi dernier sont encore présents. "C'est dramatique, je n'ai jamais vu ça depuis que j'ai commencé ma carrière", a déclaré le secrétaire national du syndicat SNPS, Thierry Bellin. Il a dénoncé des pressions de la direction pour que cette action, qui s'apparente à une manifestation, n'ait pas lieu. "Nous aurions bien voulu être plus nombreux ce mercredi mais nous avons reçu un mail rappelant que les manifestations étaient interdites et qu'il pouvait y avoir rédaction de PV pour non respect des mesures Covid en cas de débordements." Le représentant syndical se dit également mécontent de la décision du bourgmestre Willy Demeyer, responsable du service d'ordre de la Ville, d'avoir toléré la manifestation. "Les mandataires politiques doivent prendre leurs responsabilités, une manifestation est interdite ou autorisée, pas entre les deux, si on interdit alors les gens qui viennent sont arrêtés." Thierry Bellin a par ailleurs réaffirmé le caractère correct de l'interpellation sur l'aide-soignante, présentée comme le déclencheur des débordements. "On le prouvera par des images", a-t-il promis. Un manque de moyens est également mis en avant. Le président du MR Georges-Louis Bouchez a marché aux côtés de la délégation pour réaffirmer le soutien de son parti envers les forces de l'ordre qui ont subi des jets de pierre, de pavés et sur lesquelles des barrières Nadar ont aussi été lancées. "Ce à quoi on a assisté est scandaleux, les policiers sont un élément fondamental de la démocratie, ils doivent être protégés, il faut une tolérance zéro. Ceux qui ont cassé, il faut les sanctionner par le portefeuille", a-t-il expliqué. Lors des violences survenues samedi dans le centre-ville, 36 agents ont été blessés. (Belga)
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