Une vingtaine de victimes de revenge porn se sont manifestées auprès de l'IEFH

Publié le à BRUXELLES (België)

Depuis le 1er juillet, la compétence légale de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes (IEFH) a été étendue au revenge porn. Depuis, une vingtaine de victimes de cette vengeance pornographique, qui consiste à diffuser des images sexuellement explicites d'une personne sans son autorisation, se sont manifestées, a indiqué vendredi la directrice adjointe de l'institut, Liesbet Stevens. Les images utilisées par l'auteur de revenge porn ont pu être réalisées avec le consentement de la victime, ou non. La diffusion de ces images pornographiques a souvent un but malveillant, pour blesser, punir ou encore imposer le silence à la victime. "Les auteurs peuvent aussi le faire à titre de blague et ne se rendent pas compte des conséquences néfastes que leur acte implique", ajoute l'IEFH. "La grande majorité des victimes sont des femmes." La vingtaine de personnes qui se sont manifestées auprès de l'institut qui, depuis le 1er juillet peut conseiller de manière confidentielle les victimes ou aller en justice, se trouvent dans des situations assez diverses. Les images ont été largement diffusées dans certains cas et pas dans d'autres. "Nous avons aussi des dossiers avec des auteurs résidant à l'étranger, ce qui rend l'action juridique plus compliquée", indique Mme Stevens. "La vengeance pornographique est un problème répandu, avec des conséquences graves et durables pour la victime", souligne la directrice adjointe de l'IEFH. "C'est une forme de violence sexuelle, qui se répète encore et encore car les images continuent de circuler sur internet. Cette problématique ayant une forte dimension de genre, nous trouvons logique que l'institut puisse intervenir. Que les victimes soient des femmes ou des hommes d'ailleurs." Outre l'extension de la compétence légale de l'IEFH, le code pénal a également été modifié pour agir contre cette violence sexuelle. Depuis juillet, le porn revenge est plus sévèrement réprimé, les auteurs risquant une amende allant jusqu'à 15.000 euros et cinq ans de prison. (Belga)
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