Vers le "socialisme 2.0": Raoul Hedebouw à la présidence du PTB, contre les "séparatistes"

Publié le à Bruxelles (Belgique)

Tout fraîchement élu, sans surprise, à la présidence du PTB, Raoul Hedebouw a adressé dimanche en clôture du "Congrès de l'Unité" du parti un discours centré sur les "failles du système capitaliste" face à la pandémie de Covid-19, aux prix croissants de l'énergie et au réchauffement climatique. En route vers les élections de 2024, le parti marxiste se présente aussi comme un rempart contre la volonté des "séparatistes" de "diviser le pays" cette année-là."Il y a un scénario dans lequel la N-VA veut conclure un accord avec le PS pour diviser encore plus les compétences et vider complètement l'unité du pays. Dans ce scénario, la N-VA et Vooruit formeront aussi un gouvernement flamand ensemble", a affirmé Raoul Hedebouw dans son premier discours après l'annonce des résultats de l'élection du nouveau président de parti (94,1% des voix pour Raoul Hedebouw, unique candidat). "Le projet des séparatistes est le projet du grand patronat", ajoute-t-il, y opposant la volonté d'une "majorité" de Belges d'avoir au contraire "plus de Belgique". "Ce dont on a besoin, c'est de refédéraliser. S'il y a une division en Belgique aujourd'hui c'est celle entre la population, d'un côté, et les politiciens de la rue de la Loi, de l'autre." Le Liégeois de parents limbourgeois va prendre dans quelques jours la présidence du parti unitaire, reprenant le thème de la lutte de classes: "nous", la "classe travailleuse", contre les "droites extrêmes", contre "l'establishment économique" qui se laisse tenter par ces dernières, mais aussi contre l'État quand il se fait "fidèle serviteur des intérêts du capital", par exemple dans le débat sur l'augmentation des salaires qui a enflammé les syndicats il y a quelques mois. Sur le plan de la crise sanitaire, "le suivi de contact, le testing, la première ligne médicale sont les parents pauvres de la gestion de l'épidémie" actuellement, a tancé Raoul Hedebouw. La levée des brevets sur les vaccins, un autre cheval de bataille du PTB (porté entre autres au niveau européen par Marc Botenga), est aussi évoquée. La solution avancée par le futur président de parti, 44 ans: le "socialisme 2.0", avec une économie "en fonction des besoins des gens", un arrêt des interventions militaires, une "réelle planification écologique"... Rallier la jeunesse au mouvement sera une des priorités de sa présidence, a également souligné le Liégeois. (Belga)
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