Wall Street a connu en septembre son pire mois depuis le début de la crise sanitaire

Publié le à New York (États-Unis)

Deux des trois principaux indices de la Bourse de New York ont connu en septembre leur pire mois depuis le début de la crise du coronavirus, en mars 2020.Le Dow Jones a clôturé en baisse de 1,59% à 33.843,92 points, l'indice Nasdaq, à forte représentation technologique, en repli de 0,44% à 14.448,58 points et l'indice élargi S&P 500, de 1,19% à 4.307,54 points. Les trois indices majeurs de la Bourse de New York concluent en baisse le mois de septembre, marqué par quelques décrochages sous l'effet notamment du dossier Evergrande puis de l'accélération des taux d'intérêt. Le Dow Jones a perdu 4,2% en septembre, tandis que le Nasdaq a lâché 4,7% et le S&P 500 5,3%. Après avoir démarré en hausse jeudi, les indices sont tous, à un moment ou un autre, passés dans le rouge, coupés dans leur petit élan par une atmosphère plombée, sur les plans macro comme microéconomiques. "Il y a deux ou trois choses qui préoccupent les marchés", a expliqué Tom Cahill, responsable de la stratégie de portefeuille chez Ventura Wealth Management, "la plus importante étant la situation à Washington." Le Congrès a néanmoins connu des avancées jeudi, avec le vote d'une mesure permettant de financer le gouvernement jusque début décembre. Cela laisse davantage de temps aux démocrates et républicains pour s'entendre sur un relèvement du plafond de la dette des États-Unis, dont le spectre continue de planer sur les marchés. Par ailleurs, le Sénat a adopté le plan d'investissement dans les infrastructures, présenté par le gouvernement Biden, d'un montant de 1.200 milliards de dollars. La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a annoncé son intention de soumettre le même texte au vote à la chambre basse ce jeudi également, malgré les réticences de certains élus progressistes de son propre camp. Les opérateurs sont aussi "troublés" par les publications décevantes, voire alarmantes, de plusieurs entreprises, a indiqué Tom Cahill. La chaîne de magasins d'équipements pour la maison Bed Bath & Beyond a ainsi dévissé (-22,14% à 17,28 dollars) après la publication d'une perte nette au deuxième trimestre de son exercice décalé (de juin à mai), alors que les analystes attendaient un bénéfice. Le groupe indique avoir pâti d'un ralentissement de la fréquentation de ses magasins en août du fait de la résurgence du variant Delta du coronavirus, ainsi qu'à une envolée de ses coûts. Autre publication remarquée, celle du concessionnaire de véhicules d'occasion CarMax (-12,61% à 127,98 dollars) dont le bénéfice net trimestriel est ressorti en deçà des attentes. Le chiffre d'affaires est cependant supérieur aux prévisions et les ventes de voitures d'occasion, dopées par la pandémie, continuent de progresser (prix moyen d'un véhicule en hausse de 31%). Dans le cas du groupe agroalimentaire McCormick (-3,18% à 81,03 dollars), propriétaire de la marque Ducros, le marché n'a pas tant retenu le bénéfice ou le chiffre d'affaires, tous deux supérieurs aux attentes, que le discours sur les prix, en matière d'approvisionnement mais aussi de ventes. Sur le même refrain, la chaîne de grands magasins Kohl's (-12,24% à 47,09 dollars) a chuté après un abaissement de recommandation par les analystes de Bank of America, inquiets des problèmes d'approvisionnement du groupe. Son concurrent Macy's a fortement baissé (-8,50% à 22,60 dollars), dans son sillage. Ces problèmes d'approvisionnement et cette persistance de la hausse des coûts "pourraient devenir un problème", prévient Tom Cahill, "pas seulement parce qu'ils vont se manifester dans les résultats du troisième trimestre", ce qui était largement anticipé, mais "parce que nous entrons dans le quatrième trimestre et que la situation ne semble pas sur le point de s'améliorer de sitôt". Toujours au tableau des valeurs, les cigarettiers Philip Morris International (-4,72% à 94,79 dollars) et Altria (-6,61% à 45,52 dollars) ont mal vécu l'interdiction, prononcée mercredi par la Commission internationale pour le commerce (ITC), d'importer aux États-Unis leurs appareils pour tabac chauffé, aussi appelés IQOS. Sur le marché obligataire, les taux des emprunts d'État américains à dix ans se détendaient légèrement, à 1,50%, contre 1,53% mercredi. (Belga)
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