Poids et mieux-être : cette hormone peut faire notre bonheur ou notre malheur !

Succomber à la faim n’est pas une question de volonté, c’est l’affaire notamment de la ghréline, une hormone digestive qui stimule l’appétit : son taux est élevé avant les repas et diminue à mesure que l’estomac se remplit… En principe.

Manger avec appétit
Manger avec appétit ©Copyright (c) 2021 True Touch Lifestyle/Shutterstock. No use without permission.

Quand on parle d’écouter notre organisme, c’est loin d’être évident, on a désappris depuis longtemps à être aux aguets de toutes ses manifestations physiques. Comme la satiété par exemple qui est beaucoup plus difficile à ressentir : on mange trop vite, on n’attend pas que le processus arrive naturellement à sa fin. La sensation de faim, elle, est bien connue ! Et parfois, tout se mélange, on a envie de manger à n’importe quel prix alors que ce n’est pas “l’heure” ou au contraire, on n’a jamais faim et l’on n’apporte pas assez de “carburant” à l’organisme.

Tout cela n’est pas une question de volonté, c’est l’effet notamment (car tout est complexe chez l’être humain) de la ghréline. Cette substance chimique produite pour l’essentiel dans l’estomac tire son nom difficile de la racine sanscrite “ghr” qui signifie “croissance”. Les principales hormones impliquées dans la régulation de l’appétit sont la ghréline, qui génère la sensation de faim, et la leptine, qui communique à votre cerveau que vous avez suffisamment mangé.

Et si en plus on dort mal…

Lorsqu’elle fonctionne correctement, cette hormone de la faim peut contribuer à maintenir un poids corporel idéal. Surtout si l’autre substance qu’est la leptine qui en rajoute une couche en communiquant au cerveau qu’on a assez mangé est aussi finement réglée. En gros, la ghréline stimule votre appétit en signalant à votre cerveau qu’il est l’heure de manger. Mais en plus… elle favorise le stockage des graisses.

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Elle joue aussi sur la régulation du glucose et de l’insuline, au goût et… au sommeil. “Quand nous dormons nous sécrétons beaucoup d’hormones qui agissent sur nos métabolismes et sur nos comportements alimentaires. En l’occurrence le cortisol, l’insuline, l’hormone de croissance, la leptine et la ghréline. Durant la nuit, le cortisol (hormone de la réactivité) est au plus bas vers minuit et il remonte ensuite, contribuant ainsi à notre réveil à son maximum à partir de 7 heures du matin – l’hormone de croissance est à son maximum entre 21 heures et minuit ; ensuite elle décroît (cette hormone contribue à la bonne croissance d’un enfant qui dort suffisamment) – la leptine est à son maximum de 21 heures à 5 heures du matin (nous ne ressentons pas la faim) et la ghréline est à son minimum durant toute la nuit (cette hormone qui stimule la sensation de faim est donc inhibée pendant la nuit) “, nous décrit le Dr Florence Plumey, spécialiste des dérèglements concernant le poids et autrice d’un formidable livre Le Monde merveilleux du gras : Tout sur ces rondeurs qui nous habitent aux éditions Eyrolles.

En état de manque de sommeil, on mange aussi davantage et surtout de la comfort food (féculents, pain et aliments sucrés). Pourquoi ? Parce que “le corps fabrique enfin moins de leptine et davantage de ghréline” ce qui implique que nous ressentons davantage la sensation de faim dans la journée, que le cerveau met sur le compte d’une hypoglycémie latente : on cherche de la nourriture sucrée et de l’amidon pour donner un coup de fouet, “surtout entre 14 et 16 heures”.

On comprend mieux l’effet yoyo

Si vous dormez correctement, d’autres facteurs peuvent venir dérégler le taux de cette hormone : une glycémie sensible (qui est le taux de sucre dans le sang) : dès qu’elle baisse, le cerveau envoie un signal pour stimuler la sécrétion de ghréline, ce qui augmente l’appétit. Mais aussi les régimes et le jeûne. Tous deux peuvent être à l’origine d’une augmentation de la concentration de ghréline : lorsque nous limitions nos apports caloriques, nous perdons du poids et nos niveaux de ghréline grimpent en flèche. C’est la raison pour laquelle de nombreux régimes trop restrictifs en tout se soldent par un effet yoyo. Enfin, le stress et l’anxiété ainsi que la sédentarité ont un effet sur la ghréline.

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Apprenez à accueillir la sensation de faim comme un “zéro” qui permet d’apprécier ce que vous dégustez. Concentrez-vous pour visualiser ce vide comme une force intérieure, une énergie nouvelle. Puis, commencez le repas par une assiette légère afin de calmer la faim tout en gardant un peu d’appétit pour la suite”, explique le médecin nutritionniste Frédéric Saldmann.

Si vous sentez que vous n’arrivez pas du tout à contrôler votre faim, à déguster, à ne pas avoir peur d’avoir faim, alors peut-être est-ce le taux de ghréline qui est problématique ? Pour le savoir, vous pouvez en parler avec votre médecin. Une prise de sang pourra vous donner une réponse. Le taux “normal” de ghréline peut varier d’une personne à l’autre, en fonction de facteurs tels que son âge, son poids ou son mode de vie.

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