"La gamme va jusqu’au bonnet J depuis quelques années déjà et bientôt K", nous avait confié Carole Lambert, Brand Design Manager pour Prima Donna. C’est désormais chose faite : des soutien-gorges bonnet K arrivent à la mi-juillet dans les boutiques par la marque belge. Prima Donna est en effet dans le giron de Vandevelde depuis les années 90 mais elle existe depuis 1865 ! Déjà au début du XXe s., cette maison de sous-vêtements faisait parler d’elle en osant aller contre le modèle dominant : taille de guêpe et poitrine aplatie. Avec la proposition d’offrir un soutien confortable qui sied aux femmes voluptueuses, elle a traversé les époques…

Aujourd’hui, la lingerie n’est plus taboue et plus non plus les grandes tailles, qui vendent du rêve comme les autres ! Il faut dire que les Belges comme les Françaises font bien davantage un 40 qu’un 36 et pour les bustes, c’est pareil : la moyenne s’arrondit toujours plus.

Et si une structure solidement pensée pour un bon maintien et du confort est nécessaire pour les poitrines fortes, celles qui les arborent n’en veulent pas moins des couleurs, des broderies, des imprimés, des tissus doux et du sexy !

Chez Prima Donna, on a constaté une demande plus importante de la part d’une clientèle plus jeune qui veut un bon soutien pour le confort et l’élégance de la silhouette que cela apporte mais aussi le plaisir d’avoir une belle lingerie. C’est le cas de l’influenceuse Sabine Peters, l’un des visages de la marque depuis quelques années.

Mais il n’y a pas que les influenceuses qui sont concernées : saviez-vous que dans cette entreprise, les créatifs travaillent avec toutes les employés du groupe. Elles essayent tous les modèles sortis de l’atelier de création et donnent leur avis côté coupe, maintien, aisance, douceur, forme… Il s’agit de comprendre ce que cela donne sur de vraies femmes, de toutes morphologies, de tous âges.

Dans l’atelier, les prototypes sont montés soigneusement car plus la taille est grande, plus les enjeux techniques sont nombreux. "Il ne s’agit pas de répliquer en plus grand un soutien-gorge au bonnet C ou D par exemple", nous dit-on. Armatures plus solides enveloppées de trois couches de tissus, textiles qui galbent sont quelques-unes des pistes employées. D’ailleurs, pour l’instant le K n’existe que pour les modèles (iconiques) Orlando et Deauville.

Comment savoir si l’on est vraiment bien dans son soutien ? "Est-ce que l’entre-bonnet est bien mis, est-ce que les armatures englobent bien les seins sans quitter le buste, est-ce que les bretelles ne tiraillent pas", sont des questions à se poser à chaque essayage de modèle.