Les sœurs Koulouris ont toujours été sensibles aux beaux bijoux. Habitant toutes les trois Anvers dans le quartier des diamantaires, on peut se dire que c’est là quelque chose qui tombe sous le sens… Sauf que non ! Ces boutiques, qui semblent porter des secrets "avec leurs vitres blindées, leur portier et le prix rédhibitoire des bijoux", les a toujours rebutées. "Quand je me suis mariée, j’ai cherché longtemps une bague de fiançailles et une alliance qui me ressembleraient mais je n’ai pas trouvé", se souvient l’aînée, Stefanie Koulouris.

Ce que cherchait la jeune femme : des bagues avec des diamants mais avec un esprit bohème et surtout une vraie belle histoire derrière ce qui va symboliser son amour : "La durabilité, on la voit apparaître à toute vitesse ces dernières années dans le domaine de l’alimentation, de la mode, des cosmétiques aussi. Mais pour les bijoux, on n’y pense même pas. Et pourtant, les bijoux fantaisie de mauvaise qualité sont aussi désastreux, tandis que les industries aurifères et du diamant sont loin d’être vertueuses !", raconte-t-elle. Et puisqu’elle ne trouve nulle part ses bagues rêvées, elle les a dessinées et fait faire avec de l’or recyclé déjà…

C’était il y a des années. Aujourd’hui mariée et maman de deux petits enfants, elle vient de fonder avec ses deux sœurs Juna Fae, une petite marque de bijoux en or et diamant contemporains.

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Ce qu’elles proposent : des bagues bohèmes composées uniquement d’or recyclé 18 carats et de diamants conçus en laboratoire. La collection a même été réalisée dans un atelier neutre en CO2, le tout est made in Benelux. Les prix sont accessibles pour des bijoux de luxe puisqu’ils commencent à 350€.

Stéfanie Koulouris ose le dire : trouver les bonnes personnes à Anvers est très difficile, tant le secteur du diamant est encore traditionnel dans son approche : "Beaucoup ne voulaient pas travailler le diamant créé en laboratoire. Un jour un atelier nous a dit : oui c’est le futur mais pour l’instant, c’est une menace".

Pas pour les sœurs Koulouris qui ont l’ambition de "révolutionner sérieusement l’industrie des diamants traditionnels en Europe".

De ce chemin sinueux et sincère est sortie une collection de 16 bagues portant des noms de fleurs. Des bagues transparentes sur toute la ligne, à la beauté bohème, vintage.

Les bagues sont fines et élégantes, elles se conjuguent très bien entre elles, comme on peut le voir sur Instagram… "On les a faites pour remettre partout l’amour dans le bijou, tellement synonyme d’amour", conclut en souriant Stefanie Koulouris.