On applique un antiviral dès les premiers signes.

Soyons clairs, aucun médicament n’est à coup sûr efficace sur une poussée d’herpès labial. Toutefois, en agissant vite, on limite la prolifération virale (voire parfois, on l’enraye !) et en tout cas, on accélère la cicatrisation. Pour ce faire, le traitement le mieux évalué est une crème avec un antiviral, l’aciclovir. Appliquée dans les 12 heures suivant les premiers symptômes, elle réduit la durée d’une poussée d’environ 1 à 2 jours à raison de plusieurs utilisations par jour. Ce traitement a une efficacité quasi similaire aux antiviraux prescrits par voie orale. Depuis peu, des comprimés gingivaux d’aciclovir (Sitavig) ont l’avantage d’une prise unique pour traiter un bouton de fièvre, mais le comprimé doit être pris dans l’heure qui suit l’apparition des symptômes et gardé plusieurs heures contre la gencive.

En cas d’échec ou d’intolérance, on mise sur des plantes ou des huiles essentielles

À essayer si l’antiviral n’a pas fonctionné lors d’une précédente poussée ou a été mal supporté (augmentation des rougeurs et démangeaisons suite à une réaction allergique). L’extrait de mélisse en application locale réduit les symptômes (brûlures, gonflement…) et accélère la guérison selon quelques études cliniques. Son usage dans ce contexte est d’ailleurs reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les huiles essentielles de niaouli, d’arbre à thé, de ravintsara et de ciste, riches en phénols ou terpènes aux propriétés antivirales, sont utilisées dans les poussées d’herpès labial ou de zona. Des sels de zinc ont aussi montré un potentiel antiviral intéressant pour diminuer la durée d’évolution du bouton de fièvre.

Un patch ou un agent filmogène pour limiter la contagion

Les lésions d’herpès étant contagieuses, il faut se laver les mains après chaque application de produit pour ne pas s’inoculer le virus au niveau des yeux notamment, ni contaminer son entourage. Pour limiter ce risque, on opte pour un pansement hydrocolloïde ou une solution filmogène qui forme un écran protecteur sur le bouton. Ces deux options soulagent les tiraillements et accélèrent la cicatrisation à condition de porter le pansement 24 heures sur 24 ou de renouveler souvent l’application du filmogène. En pratique, on peut les appliquer sur la crème antivirale ou des solutions naturelles, une fois qu’elles ont bien pénétré dans la peau. Autre atout, la possibilité de se maquiller par-dessus pour masquer les lésions.

Protéger son entourage

La contagion débute dès l’apparition des picotements (via la salive) et tant que les lésions d’herpès évoluent, jusqu’au stade de croûte : il faut donc éviter embrassades et partages de brosse à dents, serviette de toilette ou couverts.