Finis les seins comprimés par des élastiques, les marques douloureuses sur les épaules et le dos et les bretelles inesthétiques sous les débardeurs et les t-shirts à manches courtes ! C’est une des conséquences inattendues mais directes du confinement imposé par l’épidémie de coronavirus : de plus en plus de femmes renoncent à porter un soutien-gorge quotidiennement.

Selon une enquête Ifop pour Xcams relayée par le quotidien français Le Parisien et menée sur un échantillon de 3 018 personnes, l’utilisation des soutiens-gorges est en chute libre.

Actuellement, une femme de moins de 25 ans sur six (18 %) ne porte jamais ce type de lingerie, contre 4 % avant le confinement. Les adeptes du no-bra sont quasiment aussi nombreuses que pendant le confinement, ce qui laisse croire que la tendance pourrait s’installer durablement parmi la population féminine.

Au total, les femmes déclarant ne jamais porter de soutien-gorge sont passées de 3 % avant le confinement à 7 % aujourd’hui.

Selon l’enquête de l’Ifop, cette libération est davantage dictée par un souci de confort que par un engagement féministe, sauf chez les plus jeunes.

Les femmes de moins de 25 ans sont en effet plus nombreuses (32 %) que la moyenne (15 %) à expliquer que leur choix est déterminé par "le souhait de lutter contre la sexualisation des seins féminins qui impose de les cacher au regard d’autrui".

Dans notre société, les poitrines féminines possèdent une charge érotique qui s’avère souvent contraignante pour les femmes et les surexposent à des risques de harcèlement voire d’agressions sexuelles, note le quotidien français.

L’enquête de l’Ifop confirme cette impression : 20 % des personnes interrogées par l’organisme estiment en effet que "le fait qu’une femme laisse apparaître ses tétons sous un haut devrait être, pour son agresseur, une circonstance atténuante en cas d’agression sexuelle".

Et près de la moitié des sondés (48 %) estiment qu’une femme qui ne porte pas de soutien-gorge risque d’être harcelée ou agressée.