La marque phare du géant français qui va fermer ses 28 magasins en Belgique a annoncé qu'elle allait s'ouvrir à d’autres griffes de chaussures, au positionnement plus créatif et haut de gamme. Sur le web.


La direction française a décidé par ailleurs de passer à l'offensive sur Internet. En mars prochain, le corner baptisé E-Lab sera mis en ligne, avec l'objectif de « valoriser une nouvelle génération de créateurs qui ont des valeurs communes à la marque : l’amour de la mode et la pérennisation du savoir-faire », précise l'enseigne, qui célèbre cette année ses 90 ans.

Parmi les souliers qui seront repris sur l'e-shop, on pourra découvrir Panafrica, le label espagnol Les Chausseurs, le fabricant français Maurice Manufacture, la marque parisienne Apologie et les sandales suisses Les Paresseuses. Le prix moyen des modèles - surtout féminins, même s'il existera une offre homme et enfant - oscillera entre 150 et 200 euros.

Alors que l'enseigne mettra en avant sur son E-Lab des marques pointues et prometteuses, elle lancera dans le même temps en boutique sa nouvelle ligne plus premium nommée Noyce. Ces deux initiatives lui permettant de se forger une image plus tendance et haut de gamme.


Le digital, toujours et toujours plus

A l'heure où certaines enseignes du secteur sont à la peine côté retail, Eram, qui totalise 300 magasins en France et à l'international, mais vient d'annoncer son retrait du marché belge, a identifié le digital comme un relais de croissance. Ses ventes en ligne représentent à l'heure actuelle entre 5 à 10 % de son chiffre d'affaires global. Un taux amené à progresser.

En Belgique, « Confrontée à une dégradation rapide et importante de ses résultats et face à des perspectives économiques très incertaines, la direction a finalement été contrainte d’annoncer aujourd’hui son intention de se retirer du marché belge en raison des pertes financières importantes enregistrées depuis de très nombreuses années », stipulait le groupe dans un communiqué daté du 31 janvier.

Plutôt que de procéder à un plan social, le groupe Eram souhaite céder son réseau (tout ou partie) à un ou plusieurs repreneurs, avec ou sans reprise du personnel. Il se donne un trimestre pour cela. Avec l’objectif de « sauvegarder le maximum d'emplois et de tenter de maintenir l'enseigne sur le territoire belge », précise-t-il. Ce que refuse les syndicats.