Aujourd’hui, les marques pensent "écoreponsabilité" et "body positive". 

"La lingerie, c’est un peu comme avoir des bijoux sur le corps." Aujourd’hui, les sous-vêtements font face à une véritable révolution. Un phénomène que l’équipe de Coûte que Coûte a décrypté en se rendant au Salon international de la lingerie à Paris, une institution dans le domaine qui prend place dans la capitale française depuis 50 ans. Dans cet immense espace, maisons haute couture et jeunes créateurs rencontrent leurs clients potentiels.

Les tendances de cette année sont clairement définies. L’industrie du textile étant la plus polluante de la planète, les marques doivent maintenant penser "vert" et se repositionner. C’est, par exemple, le cas de Olly Lingerie qui utilise du coton bio, des colorants naturels et de la dentelle recyclée pour ses créations. Le prochain objectif de la griffe : réaliser des bodys en fibre d’eucalyptus en France. D’autres grandes marques comme Etam Lingerie qui est actuellement 20 % éco-responsable, revoient petit à petit leurs collections. "On est en train de travailler sur le sujet", explique l’un des membres de la marque à 415 millions d’euros de chiffre d’affaires. "On n’est pas parfait mais on essaye à ce que la partie écoresponsable soit de plus en plus importante."

Le mouvement MeToo a tout bouleversé

Autre sujet qui a également poussé la mode à se réinventer : la vague MeToo. Les modèles les plus sexy ne s’adressent désormais plus qu’à un style de corps, surexposé par les médias. Aujourd’hui, toutes les silhouettes sont acceptées et appréciées. C’est ce qu’on appelle le "Body Positive". "MeToo a été une révolution dans le monde de la lingerie parce que ça a repositionné la femme en tant qu’individu fort qui a droit d’être elle-même et qui a le droit d’être confortable et traitée en tant qu’individu", explique une exposante qui ajoute que désormais, lorsqu’une femme choisit sa lingerie, l’aspect confort prime sur l’atout séduction.