Légères et estivales, brodées de fleurs pour les filles ou ornées de skateboard et de pizza pour les garçons, les tenues de la nouvelle collection pour enfants de Stella McCartney sentent l’arrivée du beau temps et d’une nouvelle ère en termes de création de vêtements. La styliste britannique et fille du célèbre Beatles propose, pour la première fois, une ligne entièrement conçue en matériaux éco-friendly tels que du coton biologique, du tulle développé à partir de polyester recyclé et du lyocell (une fibre produite à partir de pulpe de bois comme l’eucalyptus, le chêne et le bouleau) provenant de forêts gérées durablement.

Lorsqu’elle a lancé sa marque de vêtements, en 2001, Stella McCartney s’est imposée comme étant l’une des pionnières de la mode écoresponsable. Depuis, nombreux sont ceux à lui avoir emboîté le pas. Et, pour cause, ces dernières années, une énorme prise de conscience se développe en ce qui concerne la toxicité de l’industrie du textile. La mode attire, sublime et est un atout de séduction. Mais, elle est aussi, et malheureusement, l’un des principaux pollueurs de la planète et fait donc partie des principaux dangers qui pèsent sur notre environnement. "Si l’on regarde les émissions des gaz à effet de serre, le textile est classé cinquième plus gros émetteur. Si l’on considère l’occupation des sols, elle est seconde. En consommation d’eau et de matière, elle est troisième", résume Erwan Autret, ingénieur à l’Agence de l’environnement (Ademe), dans une interview accordée au Parisien.

Si une moitié de l’impact nocif de l’industrie du textile sur l’environnement est due à la production, l’autre provient toutefois du consommateur lui-même, adepte de la mode jetable, appelée la f ast fashion. Il achète trop, pour une utilisation d’une courte durée et consomme énormément d’eau en lavant son linge.

La tendance du cuir de champignon

Pour limiter les dégâts et passer à une conception plus verte, les créateurs redoublent d’inventivité. Depuis peu, certains ont, en effet, trouvé une alternative au cuir animal pour confectionner leurs pièces. Adieu la peau de bête, bonjour le cuir… de champignon et plus précisément la partie végétative de ce dernier, c’est-à-dire le mycélium. Cultivé en un temps record avec peu d’eau et d’électricité, le cuir de champignon fait partie des bio-matériaux très prisés par les créateurs de luxe tels qu’Hermès qui en a fait son premier sac 100 % vegan ou encore Stella McCartney qui l’a utilisé pour son sac Falabella ou encore pour un ensemble bustier et pantalon dévoilé sur la silhouette de celle qui représente bien la nouvelle génération d’éco-activistes à savoir Paris Jackson.