Beauté & Mode

Décidément cette mode qui peut paraître anodine ne cesse de défrayer la chronique. Entre le fameux selfie de la cérémonie des Oscars ou encore celui d'Obama, ils envahissent Instagram, les réseaux sociaux et les médias. Seulement, selon une étude américaine, cette tendance pousserait le vice jusqu'à la chirurgie du visage. L'obsession de l'image de soi, souvent perçue comme imparfaite sur les photos, ne passe plus uniquement par la case Photoshop, elle va au-delà. Plus question de gommer nos petites rides autour des yeux, ou de poser du côté où notre profil laisse moins paraître les défauts de notre nez... On pousse désormais la porte des cliniques de chirurgie plastique aux Etats-Unis.

«L'augmentation des selfies a un impact énorme sur l'industrie de la chirurgie esthétique», souligne l'Amercian Academy of Facial Plastic and Reconstructive Surgery dans son rapport annuel pour 2013. C'est la plus grande association dédiée à la chirurgie plastique du visage au monde. Ainsi, pour 2013, on remarque une augmentation de 13% des rhinoplasties, 7% des transplantations capillaires et 6% des opérations de la paupière. Tout ceci sans compter les liftings, les injections de Botox et de peeling chimique. « Les réseaux sociaux tels que Instagram ou Snapchat, principalement basés sur les photos, incitent les patients à décortiquer leur image au microscope et les poussent souvent à avoir un œil plus critique », analyse Edward Farrior, le président de l’AAFPRS. « Ces images sont souvent les premières que les jeunes mettent en avant pour rencontrer des amis, trouver l’amour ou un emploi. Ils souhaitent donc se montrer sous leur meilleur jour », ajoute-t-il.

Résultat : plus de la moitié des chirurgiens du visage observent une augmentation parmi les jeunes patients (moins de 30 ans). 69% de ces ados se disent victimes de cyber-harcèlement, un sur trois passe donc par le bistouri pour ne plus subir ce fléau des réseaux sociaux.