Beauté & Mode Des fragrances qui font rêver, des matières premières nobles… et des contrefaçons. Attention, danger !

Une enquête consacrée aux secrets du parfum "made in France" : voilà qui, sur papier, fait plutôt rêver. Et pourtant, plus on avance dans l’émission présentée par Michaël Miraglia, plus on a de raisons d’avoir la trouille ! Sans aller jusqu’à dire que le programme est anxiogène, on ne peut que s’alarmer des différentes mises en gardes qui émaillent ce numéro de Grands Reporters.

Tout commence pourtant fort joliment, à Grasse, capitale mondiale du parfum, où, dans le jour naissant, des passionnés cueillent à la main les fleurs de jasmin. C’est ici que la matière première est la plus pure et les grands noms de la parfumerie ne s’y sont pas trompés, qui viennent s’approvisionner dans le Sud de la France. Arrivées à destination, des dizaines de kilos de pétales blanches prennent la direction d’une cuve où tout ce qui est olfactivement intéressant dans la fleur sera extrait. Ensuite vient la distillation, au terme de laquelle on obtient un concentré dont le prix avoisine les… 100.000 euros le kilo !

Pourtant, dans la bouteille que vous allez acheter au magasin - représentée par un dessin qui se remplit peu à peu dans l’émission - il n’y a que 3€ de ce jus. Le reste ? On y vient…

Pendant 52 minutes, on passe en revue les différents postes qui font qu’au final votre parfum coûte aussi cher : le flacon, le marketing, la distribution (qui se taille la part du lion), la TVA et, finalement, la marque et vous y êtes.

Mais c’est dans la deuxième partie de Grands Reporters que les choses deviennent plus inquiétantes. Car si, jusqu’ici, cela peut faire mal au portefeuille, pour le coup, c’est pour votre santé que les fragrances pourraient être nocives. On suit ainsi une dame totalement allergique aux molécules chimiques contenues dans les parfums (y compris dans les savons, shampooing, déos). Sa vie est un véritable enfer, même si la législation européenne a fait beaucoup pour que les substances potentiellement dangereuses et les perturbateurs endocriniens soient retirés des composants.

Des molécules que l’on retrouve, par contre, dans les parfums contrefaits. Dans la dernière partie de l’émission, on suit pas à pas un spécialiste de la question, parti traquer, en Bulgarie, des faux de (très) mauvaise facture qui, après analyse dans un laboratoire, s’avèrent bourrés de produits interdits et irritants.


>>> A découvrir dans Grands reporters ce jeudi 27 juin à 22.10 sur RTL Tvi