Beauté & Mode

Maximum trois hauts et deux bas par mois dans les magasins du groupe espagnol Inditex.

Inconcevable pour les fashion addicts, ici en Europe, et pourtant, le contexte est tout autre au Venezuela. Dans ce pays, les prix des vêtements sont tellement bas qu'Inditex (Zara, Pull & Bear, Bershka) a décidé de répondre à sa manière au rabais obligatoire imposé par le gouvernement depuis décembre 2013. Donc désormais et jusqu'à nouvel ordre, il n'est plus possible d'acheter plus de cinq habits par mois dans les différentes enseignes du groupe espagnol, rapporte le quotidien El Mundo. Des achats bien entendu surveillés, histoire que chacun respecte cette restriction.

Tout comme le secteur des denrées alimentaires, la baisse des prix provoque de réelles ruptures de stock au Vénézuela. Déjà peu onéreux à la base, les vêtements du groupe Indetix ont dû être vendus 50% moins chers, sans renouvellement de l'approvisionnement. A ce prix, on s'imagine la ruée... Des files d'attente dès six heures du matin! Une vingtaine de magasins ont été obligés de suspendre leur activité vu qu'ils étaient complètement dévalisés.

Trois hauts et deux bas!

Pour tenter d'éviter ce désagrément à l'avenir, de nouvelles règles sont donc imposées aux clients: les boutiques n'ouvrent qu'à 11h et restent fermées les dimanches et lundis. Impossible de réserver un article et surtout, les achats sont rationnés. Non seulement, on ne peut plus acheter plus de cinq vêtements du groupe par mois, mais on a droit qu'à trois hauts et deux bas. Et pas question de jouer au petit filou, tout est surveillé...

Car, à la porte du magasin, les clients doivent présenter leur carte d'identité. Ensuite, un numéro d'entrée leur est attribué. Répertorié donc! Un système qui serait déjà mis en place dans les épiceries de Caracas pour éviter les ruptures de stock en denrées alimentaires, mais via un système d'empreintes digitales.