Food Véritable succès en France, l’application qui scanne ce que vous mangez arrive dans le pays.


Depuis hier, dans les allées des supermarchés et des supérettes, vous entendez peut-être un petit “bip”. Le même bip qu’on entend quand un produit est scanné lors du passage à la caisse. Sauf que là, ce bref son est émis depuis un smartphone, de l’application Yuka plus précisément.

Yuka, c’est cette plateforme qui scanne les produits que vous allez consommer qu’ils soient alimentaires ou cosmétiques. Il y a quelques années, l’un des trois cofondateurs de l’application, avait à coeur de nourrir ses enfants avec des produits bons et sains. Mais décrypter les tableaux nutritionnels se révèle être un casse-tête. Yuka voit alors le jour pour “ décrypter et rendre accessible ce que nous mangeons” explique Julie Chapon, l'une des autres cofondatrices. Le succès est immédiat et séduit les consommateurs. “La semaine dernière, nous avons passé la barre des 9 millions d’utilisateurs. On avait imaginé qu'on pouvait avoir un impact mais peut-être pas aussi fort. Quand Yuka a été lancé en janvier 2017, on savait qu'on touchait un vrai besoin."

Après la France, l'application, qui est gratuite, est disponible en Belgique sur les plateformes de téléchargements depuis le 25 mars. “ Depuis les débuts de Yuka, il y a toujours eu une forte demande des Belges” constate Julie Chapon. Une version anglaise est proposée pour la partie néerlandophone, une première pour l’application.

Une incroyable base de données 

Pour préparer au mieux l’arrivée de Yuka, un bêta-test a été organisé pendant plusieurs semaines. 250 personnes se sont dotées de la version test de l’application pour renseigner de nombreux produits. “L’enjeu de cette préparation était de répertorier le maximum de produits issus d’enseignes de supermarchés belges, ainsi que des marques locales” explique Julie Chapon.

Mais justement, comment sont notés les produits dans l’application Yuka ? “60% de la note dépend de la qualité nutritionnelle, c’est à dire le pourcentage de sucre, de sel, de protéines, de fibres par exemple. Ensuite, 30% est consacré à la présence d’additifs, puis les 10% restants à la dimension biologique du produit. Tous les renseignements sont pris à partir de ce qu’il y a d'inscrit sur le tableau nutritionnel”.

Yuka est une plateforme collaborative, tout le monde peut donc participer à la notation des produits. Julie Chapon a conscience des couacs qui peuvent survenir. “Il arrive que des personnes trichent sur les chiffres, mais nous avons un système en interne qui contrôlent les éventuels dysfonctionnements. Lorsqu’un nouveau produit est enregistré, on demande toujours une photo du tableau nutritionnel pour s’assurer que les informations sont les bonnes”. Certains s’amusent du phénomène Yuka. “Des livres ont été scannés. Bon c’est drôle pour la personne qui le fait, mais cela alourdit notre base de données”.

Une base de données impressionnante : Yuka répertorie 450 000 produits alimentaires et 150 000 produits cosmétiques, France et Belgique confondues. De plus en plus de marques démarchent d’ailleurs les trois fondateurs de l’application pour leur demander d’être dans cette fameuse base de données. Pour ce faire, un système a été mis en place depuis six mois pour que les marques entrent leurs données, avec toujours un contrôle.