L'Unafri a travaillé sur ce dossier en concertation avec le Conseil du fritkot, composé de représentants du monde professionnel (Apaq-W, Belgapom, Boerenbond, Unizo, Vlam...). La culture belge du fritkot a été inscrite au patrimoine immatériel et culturel de la Flandre en 2014. La Fédération Wallonie-Bruxelles a fait de même en 2016 alors que la Communauté germanophone et la Région bruxelloise ont effectué cette inscription en 2017.

Tous les deux ans, la Belgique peut proposer un candidat pour une reconnaissance à l'Unesco, au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Les trois Communautés et la Région bruxelloise présentent un dossier à tour de rôle. L'an prochain, ce privilège revient à la Flandre. Le ministre flamand de la Culture devra déterminer le 15 mai prochain, sur la base de l'avis de la commission des experts, quel dossier sera soumis à l'Unesco.

Tout comme la culture de la bière belge, reconnue à l'Unesco en 2016, la culture du fritkot est inscrite au patrimoine de chaque Communauté ou Région, condition requise pour solliciter une reconnaissance onusienne. "La culture du fritkot est ancrée en chacun de nous. On y est habitué, comme une valeur fixe dans nos vies. Mais c'est peut-être pour cela que nous devons continuer à la protéger ensemble", commente Bernard Lefèvre, président de l'Unafri

Plus que des retombées financières, M. Lefèvre précise qu'une reconnaissance à l'Unesco est avant tout un honneur. "C'est la meilleure manière de mettre en valeur nos frituristes. Ils ne sont pas simplement gérants d'une friterie. Beaucoup de gens estiment qu'une friterie fait partie du paysage et qu'elle sera toujours là. Mais nous voyons bien de par le monde que les petits artisans disparaissent progressivement."