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Le directeur de salle carolo chez Bon Bon (à Bruxelles), a remporté le prestigieux Trophée du Maître d’Hôtel à Lyon.

Ils doivent avoir le seum. Le directeur de salle du double étoilé bruxellois Bon Bon Benoît Brochard a décroché, à Lyon dans la patrie de Paul Bocuse, le Trophée du Maître d’hôtel. Devant des Français, des Suédois et d’autres nationalités. Un cocorico noir-jaune-rouge.

Benoît Brochard n’a pas traîné dans la capitale des Gaules. Ce lundi, il était déjà de retour au pays. Mieux son meilleur ami l’a invité à fêter ce succès chez Gus, une belle adresse bistronomique de la capitale. Car, dès ce mardi, c’est retour au taf. A 29 ans, son parcours lui a déjà permis de connaître plusieurs belles maisons (Pierre Gagnaire à Paris, Nuance à Duffel ou encore le Comme chez Soi à Bruxelles) avant, à 29 ans, d’établir ses quartiers chez Christophe Hardiquest.

"Repartir vers l’étranger, ce sera pour plus tard. Peut-être selon les opportunités, dit-il. Ma vie est ici (ndlr : originaire de Rêves, il a effectué ses études à l’école hôtelière de Namur). Désormais, je veux mettre en pratique tout ce que j’ai pu apprendre. Chez Bon Bon, j’aimerais accéder à l’objectif collectif : la troisième étoile."

Pour ce concours relevé de Maître d’Hôtel, Benoît s’est entraîné pour ne rien laisser au hasard, peaufiner les détails, ceux qui font la différence auprès d’un jury de grands chefs.

"Les concours me permettent de sortir de ma zone de confort et de la monotonie. Les épreuves visaient à mettre en valeur le service tout en y apportant notre touche personnelle."

L’art de dresser une table, le flambage des noix de Saint-Jacques, la manière de servir le champagne mais aussi l’accord mets-vins en connexion avec des plats historiques de grandes maisons (Bocuse, Loiseau, Point,…). Benoît a franchi les étapes avec brio et, dans son discours, la passion transpire. Celle aussi de continuer à progresser.

"Le sommet n’existe pas. Apprendre, c’est tous les jours."