Le mariage des saveurs n’en est que plus grand. Et les restos à poke ne cessent d’ouvrir dans les villes européennes et la Belgique n’y coupe pas : depuis près de deux ans, les poke bars ouvrent à Bruxelles comme à Liège ou Namur.

Très couru par les étudiants, Poke House, lancé en 2018 au cimetière d'Ixelles par trois jeunes pas encore trentenaires, est une enseigne bien implantée sur les réseaux sociaux. Ses 5 adresses bruxelloises (et 1 à Louvain) sont fréquentées par une foule de très jeunes actifs et étudiants, attirés par la “californian touch” et l'ambiance chaleureuse.

Au départ, le poke bowl (poke signifiant "morceaux" ou "coupé" là-bas) est un plat très simple et populaire à Hawaï : du poisson cru ou mariné auquel on ajoute les légumes et les fruits du coin. Les pays anglo-saxons vont embrayer dans les années 80. Mais c’est au milieu des années 2010 que le concept commence à intéresser les pays européens. Il faut dire que le poke bowl a tout pour lui : plat complet, frais, goûteux (on peut le composer à la carte en plus des propositions du resto), il est aussi sain au niveau nutritionnel, vu son origine traditionnelle : du riz, du poisson, des accompagnements d’au moins 4 légumes crus ou marinés, des herbes aromatiques ou des toppings. Attention à la sauce cependant qui peut vite devenir une bombe calorique avec ses propositions à la cacahuète, teriyaki,… qui donnent cependant au plat toute sa saveur.

Mais son succès vient certainement aussi de ses couleurs (vert avocat, orange mangue, vert oignon frais, rouge grenade), magnifiées par les filtres des réseaux sociaux : 3 millions de poke bowls s’affichent sur Instagram !

Désormais, on en trouve dans les supermarchés, les poke bars dédiés bien sûr, mais aussi dans les restos fusion branchés. Côté prix, ils peuvent aller de 5€ (grande distribution) à 16€ (resto) avec une moyenne de 11/12 € dans les poke snacks. Pour les restaurateurs, le produit est gagnant avec un stock facilement gérable et des quantités non négligeables qui permettent de dompter les prix. Un poke ne reviendrait pas à plus de 5€, a-t-on calculé lors d’un reportage sur LCI. Pour les clients, le plat est roboratif et sain, pour le prix d'un bon plat du jour, pas toujours équilibré.