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Une étude importante pointe la corrélation entre la dépression qui enserre de plus en plus de jeunes et la malbouffe : trop de nourriture ultra-tranformée et quasi pas de fruits et de légumes.


Des adolescents sombres, préoccupés, angoissés, provocateurs; des pré-adolescents avec des sautes d'humeur, un comportement parfois agressif... Tous les parents de jeunes garçons et filles connaissent les états d'âme des ados de façon plus ou moins corsés. Depuis quelques années cependant cette tranche d'âge est davantage sous la loupe des spécialistes parce que la dépression y sévit de plus en plus.

Partant du postulat que la malbouffe pourrait être à l’origine de cet état, une étude américaine a été menée sur plus de deux ans à l'université d'Alabama auprès de 84 jeunes filles et garçons collégiens. Leurs analyses d’urine ont montré des taux élevés de sodium et plutôt bas de potassium. Le sodium est l’indicateur d’une consommation de produits ultra-transformés tandis que le manque de potassium incrimine une très basse consommation de fruits et de légumes.

Un an et demi après, ce même groupe s’est prêté aux mêmes analyses tandis que des spécialistes se penchaient sur leur santé mentale. Le taux de dépressifs étaient corrélés aux forts taux de sodium et au faible taux de potassium.

Une étude réalisée en Espagne avait aussi montré un risque de dépression plus élevé de 48% chez ceux qui mangeaient plus d'aliments transformés. "Si les adolescents incluent plus d'aliments riches en potassium dans leur alimentation, ils auront probablement plus d'énergie et se sentiront mieux d’un point de vue du bien-être et de la santé mentale", explique la nutritionniste Lisa Drayer, interrogée par CNN.

A cela, on peut ajouter aussi le peu d’intérêt pour un bon sommeil chez les jeunes, la présence constante d’écrans et la celle, angoissante, des réseaux sociaux et même la peur des changements climatiques à venir (et l’idée qu’on ne peut rien y faire).