Food Stress, alimentation déséquilibrée… Une cure de vitamines peut être utile pour soutenir l’organisme durant des périodes de fatigue passagère. Lesquelles choisir, comment les utiliser ? Décryptage en 5 points.


1. Lors d’une baisse de forme

Les vitamines du groupe B et la vitamine C sont alors utiles. C’est aussi le cas en période de stress ou si l’alimentation est pauvre en fruits et légumes voire restrictive. Les vitamines B interviennent dans la production d’énergie. La vitamine C est, elle aussi, reconnue pour son action antifatigue et sa participation aux défenses immunitaires. Antioxydante, elle aide au fonctionnement optimal des cellules, tout comme les vitamines A et E ainsi que le sélénium et le zinc. Enfin, la vitamine D, dont le déficit est fréquent en hiver, intervient dans les défenses de l’organisme.

2. Si la fatigue est déjà bien installée

On peut privilégier des formules qui apportent des doses plus fortes de certaines vitamines B et de vitamine C, dépassant les valeurs nutritionnelles de référence (VNR), qui correspondent aux besoins moyens de la population en vitamines et minéraux. "Ces vitamines, dans la limite des valeurs maximales autorisées, ne sont pas à risque de surdosage", explique le Pr Marie-Paule Vasson. On veille alors à ne pas dépasser 3 à 4 semaines de cure.

3. Si la fatigue est importante, on ajoute du ginseng

Stimulant sans être excitant, il améliore les performances physiques et intellectuelles lors de périodes de fatigue prolongée, des propriétés reconnues par l’Organisation mondiale de la santé. Compter 10 à 15 jours pour se rendre compte de son efficacité. Il n’est pas recommandé avant 18 ans, ni en cas de troubles cardiaques ou d’hypertension artérielle mal contrôlée.

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4. En cas de nervosité, on fait le plein de magnésium

Présent dans les céréales complètes et les légumes secs, ce minéral est essentiel à l’équilibre nerveux et à la relaxation musculaire. Dans les multivitamines classiques, il est souvent présent en faible quantité et/ou sous la forme de sels peu assimilés par l’organisme. Pour un apport optimal, sans troubles digestifs, le préférer sous la forme citrate, bisglycinate ou glycérophosphate à un dosage suffisant (au moins 100 mg par jour), et associé à des vitamines B qui favorisent son absorption.

5. Pour les enfants

En plus des composants antifatigue habituels, on s’assure d’un apport optimal en vitamine D nécessaire au bon développement osseux et à la croissance. Bien respecter les indications du fabricant, car beaucoup de références ne conviennent pas avant 12, 15 voire 18 ans : forme inadaptée, dosages trop importants ou composants non recommandés dans ces tranches d’âge.