Le 2 février le site Vitisphère publiait un article intitulé " Une nouvelle étude confirme que le vin protège de la Covid-19". Rapidement, l'article est relayé sur les réseaux sociaux accompagné de commentaires enthousiastes de la part des internautes.

Faux espoir cependant pour ces derniers. En effet l'étude à laquelle l'article fait référence ne permet en aucun cas de dresser une telle affirmation. Accessible en ligne, elle ne fait d'ailleurs pas directement référence au vin mais plutôt à l'acide tannique, qui en est l'une des composantes.

Les organisations médicales réagissent

Plusieurs organisations ont réagi pour mettre fin à cette interprétation trompeuse. "La structure d'un aliment est complexe et interagit avec pléthore d'autres molécules. Les doses n'ont absolument rien à voir avec celles des expériences in vitro de même que le mode d'administration", rapporte le site FuturaSanté relayé par la chaîne d'information LCI. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a également mis en garde dans une communication officielle : "La consommation d'alcool ne tuera pas le virus dans l'air inhalé. Elle ne désinfectera pas votre bouche et votre gorge et ne vous donnera aucune protection contre le Covid-19".

Le 5 février, Vitisphère a expliqué avoir mis à jour son article : "Suite à des retours de lecteurs, le titre initial de cet article a été modifié pour mieux refléter son contenu. Soit un résultat in vitro concernant une molécule du vin" . Il est désormais présenté ainsi : "Une nouvelle étude étaye l'hypothèse d'un effet protecteur des composés du vin contre la Covid-19".