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Spritz en déclin, Moscow Mule au top de la demande, cet été, la carte des tendances de cocktails est redessinée.


Du rouge framboise, de l’orange vif, les tables des terrasses s’habillent de mille et une couleurs quand arrive la fin de journée. L’été installé, les cocktails sont de sortie. L’un d’entre eux fait son grand retour, le Moscow Mule. “On ne voit que ça ! C’est un cocktail qui se sirote facilement” glisse Pierre Millour, barman et co-propriétaire du bar Chez Ta Mère, situé place Fernand Cocq à Bruxelles.

Mais au fait, qu’est-ce qu’on retrouve dans le Moscow Mule ? De la vodka, du citron frais, du ginger beer (de la bière de gingembre) et de la glace pilée. Une boisson qui fait recette. “Le Moscow Mule représente 30% de notre demande au bar” souligne Pierre Millour. Il faut dire que l’établissement a un argument de taille pour séduire les clients. “On est le seul bar de la capitale à avoir notre propre ginger beer. J’ai travaillé dessus pendant trois ans à partir de produits bio. C’est toujours sympa de savoir que le produit plaît. Et puis, pour nous barman, c’est un produit fun à travailler”.

"Les gens en ont marre du gin tonic !"

Très en vogue les derniers étés, le Spritz, cette boisson à base d’Apérol, de Prosecco et d’eau gazeuse, est un peu sur le déclin cette année. Même constat pour le gin tonic. “Les gens en ont marre du gin tonic ! rigole Pierre Millour, on l’a vu et revu ! Après, les tendances en termes de cocktail fonctionnent par vague. Cette année, c’est le Moscow Mule, l’année prochaine, ce sera peut-être une autre boisson. Il n’y a pas vraiment de règles”. Les déclinaisons des cocktails dits classiques sont aussi appréciées cet été comme le mojito travaillé avec du vin blanc sec ou moelleux à la place du rhum. “On retrouve tout de même la saveur du mojito”.

Mais le barman le remarque, les consommateurs souhaitent moins d’alcool dans leurs boissons. “Les gens demandent à être posés, sous le soleil, en terrasse, sans être alcoolisés ou carrément bourrés”. Les consommateurs ne cherchent plus forcément à boire des cocktails corsés avec une bonne dose d’alcool fort comme le vermouth ou le whisky. "Il y a aussi eu un changement de la part des barmen. Ils avaient tendance à penser à eux, au cocktail qu'ils allaient réussir. A présent, ils pensent surtout aux clients et à leurs envies".

Peu importe les tendances, pour Pierre Millour, le consommateur doit avant tout se faire plaisir lorsqu'il boit son cocktail. “La mode, c’est bien, ok. Mais si tu as envie de boire un Spritz, bois-le ! ”.