Notre chroniqueuse, coach en nutrition, Aline Ways, nous présente les bons réflexes à adopter, sans se priver, pour nettoyer son corps et se débarrasser des lourdeurs de l'hiver.

Au printemps, c’est le moment où l’organisme se détoxifie pour se débarrasser des lourdeurs de l’hiver. Mais ce n’est pas le moment d’abîmer sa santé avec des cures de jus (gorgés de sucre) qui affaiblissent la digestion. Le nettoyage interne n’est pas un moment de privation de nourriture, mais plutôt un choix judicieux d’aliments qui vont soutenir les organes de digestion, notamment le foie, afin de rétablir une bonne fonction de ceux-ci. Car c’est la fonctionnalité de ces organes vitaux qui vont leur permettre d’accomplir le nettoyage de printemps.

Au printemps, c’est surtout au foie que l’on pense. Et pour détoxer, le foie et la vésicule biliaire doivent assurer un bon flux de bile. La bile est comme une sorte de Pac Man pour les toxines, elle émulsifie les graisses et elle équilibre l’acidité de l’estomac. Si l’on souffre de lourdeurs et de brûlures d’estomac, c’est souvent à cause d’une bile qui n’est pas assez réactive, et du coup l’estomac retient les aliments trop longtemps. Le réflexe de prendre des antiacides n’aide pas non plus, puisqu’il diminue encore plus la capacité digestive de l’estomac.

Après l’hiver, la bile est souvent épaisse et visqueuse, elle n’émulsifie pas bien les toxines qui seront réacheminés vers le foie au lieu d’être éliminés.

Pour produire plus de bile, il faut consommer plus de fibres, idéalement sous forme de légumineuses. Toutes les cultures de centenaires sont des mangeurs de légumineuses. Leur teneur en fibres ainsi que la qualité de celles-ci est imbattable. Tous les jours, même en conserves !

La bile est fabriquée à partir de cholestérol. Il est donc essentiel de consommer de bonnes graisses : poissons gras, beurre clarifié (on en trouve dans les épiceries indiennes et pakistanaises sous le nom de « ghee », ou en magasin bio), de l’huile de noix de coco (ces deux dernières sont idéales pour les cuissons, notamment à haute température).

La betterave crue, éventuellement en jus, sans d’autres fruits, est très bénéfique pour le foie : 1 par jour. Les radis aussi font de bons compagnons du printemps. Mais l’aliment du printemps par excellence, c’est les feuillages. Tout ce qui a des feuilles vertes : feuilles de moutarde, de navet, le pissenlit, la romaine, le brocoli rave, les épinards, les feuilles d’ail, l’oignon vert, les choux en feuilles, etc…Ces feuilles ont l’amertume qui va aider le foie à produire de la bile. Ce n’est pas une saveur très appréciée ni très incluse dans notre répertoire gustatif moderne, pourtant ses vertus sont formidables pour la santé. Elles peuvent être sautées à la poêle avec de l’ail et du beurre clarifié.

Au printemps, évitez les laitages. D’ailleurs, si nous respections les lois de la nature, il n’y en aurait pas de disponibles, puisque ce serait la saison des naissances des veaux, à qui le lait serait destiné…Ce n’est pas non-plus la saison des céréales : elles sont récoltées à la fin de l’été et les réserves de l’hiver seraient quasi épuisées. Quant aux fruits, ils ne poussent pas encore non plus, puisque les arbres fruitiers sont actuellement en fleurs…

Manger de saison n’est pas qu’un argument écologique, c’est aussi un geste de santé, car il assure notre écologie intérieure. Il faudrait une année complète pour parvenir à une harmonisation avec les rythmes de la nature, mais la santé viendrait avec bien moins d’efforts ainsi.


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