Voici trois idées reçues sur le vin. 

“Wijn op bier, plezir ; bier op wijn, venijn” : pas prouvé!

Tout le monde connaît cette maxime flamande qui n’a pourtant jamais pu être prouvée scientifiquement. Elle fait, semble­-t-­il, référence aux bonnes et mauvaises affaires réalisées par les marchands à l’époque où il existait une grande différence de prix entre le vin et la bière. Ceux qui faisaient de bonnes affaires pouvaient se permettre de boire du vin, et ceux qui en avaient réalisé de mauvaises étaient contraints à boire de la bière. Le sens de se diction est plutôt : “Mieux vaut faire de bonnes affaires que de mauvaises.”

Une petite cuillère dans le goulot d’une bouteille de champagne permet de préserver le CO2 : faux !

On se demande qui a inventé cette ineptie. Par contre, opter pour un bouchon étanche bien fixé sur le goulot de la bouteille que l’on n’a pas terminée la vieille, et qu’on a pris soin de ranger dans la porte du frigo, lui permettra de conserver tout son éclat au saut du lit.

Le Porto est un vin cuit : faux !

C’est un vin muté. La fermentation du jus de raisin est stoppée par un ajout d’alcool. Ce mutage a deux conséquences : d’abord, un taux alcoolique de +/­ 20 % vol. ; ensuite, des niveaux élevés de sucres qui ne seront jamais transformés en alcool. Il ne faut pas confondre ces vins naturels avec les vins cuits dont la concentration est obtenue par chauffage. Cette technique de chauffe, lors de laquelle on ajoute du sucre et des plantes aromatiques, est également utilisée pour la fabrication des vermouths. B. H.