Le chef John Williams qui office aux fourneaux de l’hôtel Ritz à Londres, s’est associé avec le célèbre joaillier.

C’est en 1885 que le tsar Alexandre III de Russie commande à l’orfèvre Pierre-Karl Fabergé un œuf qu’il compte offrir à son épouse la tsarine Marie pour Pâques. Le cadeau est très apprécié par cette dernière.

Désormais, chaque année, le tsar passera commande. Il découvre l’œuf au moment de l’offrir, Fabergé a carte libre à condition que l’œuf contienne une surprise liée à la famille impériale.

C’est ainsi que l’on retrouve dans certains œufs des portraits en médaillon des enfants du couple, une calèche, le yacht impérial en miniature,…

Au total, il a existé cinquante-quatre œufs impériaux offerts par les tsars Alexandre III et Nicolas II à leurs épouses. Dix-sept autres œufs ont aussi été créés pour des clients autres que les Romanov comme les Rothschild ou le prince Youssoupov.

En 1904 et 1905, il n’y eut pas d’œufs de Pâques de Fabergé à cause de la guerre entre la Russie et le Japon. Les deux derniers œufs ne furent jamais remis au tsar en raison de la révolution.

Après la chute de l’empire, vingt-quatre œufs sont restés en Russie. Staline en vendit quatorze et dix sont encore exposés au Palais des Armures à Moscou.

La reine Elizabeth II en possède dans sa riche collection, de même que le musée de Hillwood à Washington.

Le milliardaire américain Malcom Forbes en réunit douze. Plus tard, ses descendants souhaitèrent les vendre en ordre dispersé. Un milliardaire russe se proposa de tous les racheter. Ils sont exposés au Palais Choualiev à Saint-Pétersbourg.

À l’approche de Pâques, le chef John Williams qui office aux fourneaux de l’hôtel Ritz à Londres, s’est associé avec le joaillier Fabergé pour proposer pendant la semaine du 15 avril un menu dont la vedette est un œuf ayant pour modèle les créations de Fabergé.

Pour un menu de trois services à 295 £, vous pourrez notamment déguster un œuf de caille orné d’un motif circulaire de gemmes végétales dont de l’aubergine, de la courgette et de la carotte, incrustées dans de petites pâtes qui donnent l’aspect du treillis d’un œuf de Fabergé.

Cet œuf qui demande un doigté extrême dans sa finition, est servi sur un lit de caviar osciètre avec une sauce de langoustines à la nage.