Food En cette saison hivernale, une pâtisserie fait toujours du bien pour lutter contre le grand froid. On vous fait découvrir des adresses connues et moins connues pour déguster un petit mets sucré dans la capitale.


Pour un macaron : Cokoa

Le macaron est petit par la taille, mais grand par le goût. A Bruxelles, les boutiques où en dénicher ne manquent pas. Du côté de Flagey se trouve l'adorable petit atelier : Cokoa. Depuis septembre 2015, Anaïs Gaudemer propose des macarons aux couleurs pastel et aux goûts originaux, souvent accompagnés de fleurs pour la décoration. Chez Cokoa, le macaron pistache se marie avec un coeur framboise, tandis que le macaron à la bergamote est accompagné d’un coeur mandarine.

Le saviez-vous ? Le macaron serait d’origine arabe. Il a été introduit pour la première fois en Europe, en Italie plus précisément, sous le nom de maccherone. A l’origine, il ne se compose que d'un seul biscuit. Au fil des années, le macaron a été garni de confiture, d’épice ou de liqueur. C’est dans les années 1830 qu’il a pris sa forme actuelle, deux biscuits ronds séparés par une ganache.

> Cokoa, Chaussée de Boondael 66, 1050 Ixelles



Pour un petit chou à la crème : Chouconut

Pour savourer un chou à la crème, il faut se rendre dans la commune de Saint-Gilles et franchir la porte de la boutique Chouconut. Les différents choux sont soigneusement disposés dans une grande vitrine. On ne sait pas lequel choisir ! Deux pâtissiers bretons sont à l’origine du projet. Le duo essaie de travailler le plus souvent avec des produits locaux. Un petit salon de thé cosy est à la disposition des clients pour savourer un thé, un café vietnamien ou un cookie, une autre spécialité de Chouconut. Coup de coeur pour le chou coeur fraise citron et sa chantilly vanille au motif rayé rouge et blanc.

Le saviez-vous ? Le chou à la crème est d’origine royale. Il faut remonter au XVIe siècle pour les débuts de sa création. Popelini, un jeune pâtissier venu d’Italie, se rend à Paris auprès de Catherine de Médicis. Il reprend alors la recette de son prédecesseur et imagine un gâteau à partir d’une pâte séchée sur le feu, appelée pâte à chaud. Ce n'est qu'au XVIIIe que la pâte à chaud devient… la pâte à choux.

> Chouconut, Avenue Jean Volders 46, 1060 Saint-Gilles



Pour un éclair et un kouglof : Brian Joyeux

Installée depuis 2014 dans la rue du Congrès, la façade de la boutique de Brian Joyeux est loin d’être tape-à-l’oeil. Elle passerait presque inaperçue s’il n’y avait pas cette très belle vitrine gourmande. Des viennoiseries, des gâteaux, il y en a pour tous les goûts. On a deux coups de coeur : le kouglof (sorte de brioche alsacienne) et l’éclair. Le premier se distingue par sa pâte légère et peu sucrée. Petit ou grand mangeur, il existe en trois tailles (100 gr, 300 gr et 700 gr). Le kouglof est proposé tous les jours. Pour les éclairs, il faut se rendre chaque mardi à la boutique. Une large gamme vous attend avec de nombreux parfums comme l’éclair au marron ou chocolat-vanille.

Le saviez-vous ? Mais pourquoi l’éclair se nomme-t-il ainsi ? La petite histoire veut qu’au XIXe siècle, une pâtisserie faisait particulièrement fureur dans les rues de Paris. Elle se composait d’une pâte à choux et d’une fine couche d’amandes. Ce mets était tellement prisé, qu’on a dit de lui qu’il partait en “un éclair”.

> Brian Joyeux, Rue du Congrès 3, 1000 Bruxelles



Pour un merveilleux : Aux Merveilleux de Fred

Située au coeur de Bruxelles, non loin de la Grand-Place et des galeries Saint-Hubert, la boutique Aux Merveilleux de Fred se distingue par son élégante façade noire et dorée. Derrière Fred, il y a Frédéric Vaucamps, un pâtissier français qui a tout misé sur le merveilleux en le réinventant, à Hazebrouck puis à Lille. Il choisit la chantilly légère plutôt que la crème au beurre pour souder les deux meringues et ajoute un peu de chocolat à la crème épaisse. Frédéric Vaucamps a décliné son merveilleux en six saveurs différentes. Envie de praliné et d’éclats d’amande ? Optez pour le "Magnifique". Pour une note fruitée, ce sera l’"Excentrique" à base de cerise.

Le saviez-vous ? Le merveilleux est une pâtisserie made in Belgium. Dans les années 1950, il était présent dans la plupart des pâtisseries du pays. Le petit dôme chocolaté a fait du chemin depuis. Avec Frédéric Vaucamps, il s’est exporté à Londres, dans le très chic quartier de Kensington et même New-York, à West Village.

> Aux Merveilleux de Fred, Rue du Marché aux Herbes 7, 1000 Bruxelles


Pour un donut : Cocodonuts

Dans la discrète rue pavée Sainte-Anne, dans le quartier du Sablon, se cache un petit coin d’Amérique. Bienvenue chez CocoDonuts. Préparés pour le jour-même, les donuts sont disposés dans des palettes en bois. Chocolat blanc/pistache, chocolat noir/coco ou vanille/confiture de figue, les parfums changent tous les jours. Attention, ne venez pas trop tard, ils partent très vite ! Au passage, on adore les coussins donuts installés sur les bancs.

Le saviez-vous ? Le 1er juin est la journée mondiale du donut. C’est l’Armée du Salut de Chicago qui a choisi cette date en 1938, pour remercier les femmes ayant servi du café et des donuts pendant la Première Guerre mondiale. Si vous êtes des inconditionnels de ce beignet, inscrivez cette date sur votre agenda !

> Cocodonuts, Rue Sainte-Anne 36, 1000 Bruxelles



Pour une tarte : Les tartes de Françoise

Les tartes de Françoise font saliver les Belges depuis 25 ans. A l’origine, il y a une certaine Françoise. Rien de surprenant. Un soir, cette dernière propose à ses invités une tarte. Parmi eux, se trouve une convive travaillant dans la restauration. Epatée par la tarte qu'elle déguste, elle demande à Françoise de lui en préparer deux par semaine pour son restaurant. C’est le début d’un énorme business. Françoise ouvre sa première boutique à Ixelles. Aujourd’hui, il existe 21 points de vente dans tout le pays. Chez Françoise, on craque pour le sucré et le salé. En ce moment, on adore la tarte caramel fruits secs et pommes/mandarines.

Le saviez-vous ? Amateur de légendes, celle de la tarte Tatin devrait vous plaire. Elle raconte que deux soeurs, Caroline et Stéphanie Tatin, tenaient un restaurant en Sologne, dans l’ouest de la France. Un jour, Stéphanie cuisine une tarte pour un groupe de chasseur. Un peu étourdie, elle oublie de mettre la pâte à tarte et n’enfourne que les pommes. Dans la précipitation, elle met la pâte par dessus les fruits et lance la cuisson. Un oubli, du stress et de l’imagination, voici la recette de la tarte Tatin.

> Les Tartes de Françoise, Avenue de l'Hippodrome 75, 1050 Ixelles



Pour une Forêt Noire : Wittamer

Une mousse et une génoise au chocolat mi-amer, de la crème fraîche et des corolles de chocolat au lait, voici les secrets de l’excellente Forêt Noire de la maison Wittamer, située dans le quartier du Sablon. Le mets est aussi beau à l’extérieur, qu’il est bon à l’intérieur. A Bruxelles depuis 1910, la maison Wittamer perdure depuis trois générations maintenant. Un lieu incontournable de la pâtisserie belge.

Le saviez-vous ? C’est un certain Josef Keller qui a imaginé ce célèbre dessert en 1915 dans son salon de thé, situé en Allemagne dans la région appelée la Forêt-Noire (Schwarz Wald). Elle est notamment réputée pour ses productions de griottes et de kirsch. Deux ingrédients présents dans la recette de Josef Keller. A cela, il a ajouté de la crème, du chocolat et de la génoise.

> Wittamer, Place du Grand Sablon 6-12-13, 1000 Bruxelles