Décryptage de ce vernis révolutionnaire qui tient normalement deux semaines.

Depuis quelques années, le vernis semi-permanent fait un tabac dans les salons de beauté et envahit peu à peu les commerces. Mais pourquoi séduit-il autant de femmes ? Au contraire du vernis classique, (qui tient en moyenne quatre jours et encore, en comptant large), il reste généralement en place pendant 15 jours sans s’écailler. Bien entendu, ce laps de temps varie d’une femme à une autre.

Certaines seront ravies de l’investissement, d’autres seront déçues par le résultat qui tient moins longtemps que prévu, en fonction de l’état et de la vitesse de pousse des ongles. Si ceux-ci sont déjà fragilisés, secs ou mous, évitez d'utiliser ce nouveau vernis qui les empêche de respirer pendant deux semaines. "Le bon sens prévaut comme pour tout : un ongle anormal, douloureux, friable, de couleur bizarre, sera en premier lieu montré à son médecin avant d'être recouvert par un gel, une résine ou un vernis permanent opaque", conseille Mme Guiot, dermatologue.

Par prévention, certains professionnels conseillent même de limiter les applications à 2 ou 3 fois par an. "Pour les ongles des pieds, beaucoup plus sujets aux mycoses, je n'aime pas beaucoup cette technique qui pourrait cacher une mycose débutante et "enfermer le loup dans la bergerie". Si les dames veulent quand même le faire, je conseillerais de le limiter à une courte période (comme leurs vacances) et de ne pas le faire si les ongles n'ont pas l'air en parfait état. Il faudrait d'ailleurs sensibiliser les esthéticiennes qui posent ce genre d'ongles à la détection des situations à risque", poursuit-elle.

Toutefois, le vernis semi-permanent est moins nocif que les faux ongles en gel. Si ces derniers sont posés avec des produits mal stérilisés, il y a un risque d’infection.

L'application de ce vernis révolutionnaire diffère complètement de celle du vernis traditionnel.Tout d’abord, l’esthéticienne va dégraisser et préparer les ongles. Elle va appliquer 4 couches distinctes et entre chacune d’entre elles, les ongles se payeront une petite séance de 30 secondes de séchage dans une machine à UV ou à Led. (L’avantage du Led est la rapidité de séchage.) Par ailleurs, certains se demandent si ces machines n'augmenteraient pas le risque de cancer. "Les lampes UV utilisées sont de faible intensité et les doigts ne restent que très peu de temps exposés. Donc le risque de cancérogenèse est très limité", affirme la dermatologue.

Entre chaque séchage, on pose une base, deux couches de couleurs et enfin, le top coat. Le soin dure une bonne trentaine de minutes. Après quinze jours, le vernis doit être enlevé. Malheureusement, on ne peut pas se contenter d’un simple dissolvant. En institut, la spécialiste va d’abord limer l’ongle et appliquer un produit spécial pour dissoudre le vernis à l’aide d’un coton avant de l’emballer dans du papier d'aluminium pendant 5 à 10 minutes. Quand le produit a agi, elle gratte les résidus du vernis avec un bâton de buis. "Toutes les esthéticiennes n'utilisent pas de l'acétone pour ôter le vernis, et encore moins sous forme de trempage prolongé. Beaucoup de dissolvants vendus dans le commerce contiennent encore de l'acétone et appliqués sur un coton pour un contact court, ils posent rarement des problèmes de dermite irritative", conclut Mme Guiot.

Par après, une manucure est conseillée afin de chouchouter et de réhydrater vos ongles.

En savoir plus :

- Aspria la Rasante, Rue Sombre 56, à 1200 Bruxelles, 02/609.19.10. Prix non-membre pour une application classique : 35 euros et pour l'enlèvement et mise en forme de l’ongle : 35 euros.

- Le Point de Beauté, 63 Avenue Van Der Meerschen, à 1150 Woluwe-Saint-Pierre, 02/772.45.85. Prix : 30 euros pour l’application et pour l'enlèvement sans manucure : 15 euros.