De 1954 à 2014, le corps de la femme a eu largement le temps de changer. De la pointure des chaussures à la taille, sans oublier le tour de poitrine, nous sommes des prototypes plus imposants que les "poupées" de l'époque.

Depuis 1954, le corps des femmes a évolué : il est plus gros et grand. Et les chiffres avancés par le UK National Sizing Survey (unité de surveillance nationale de la taille du Royaume-Uni) sont carrément scotchants ! Le Daily Mail les a passés à la moulinette et il ressort que les femmes britanniques porteraient désormais un 100 E (sans chirurgie esthétique, bien évidemment) à défaut d'un 95 B, incroyable, non ? Un tel changement s'appliquerait aussi à la pointure de chaussures (d'un 36, nous passons à un 39), à la taille (1m62, au lieu de 1m57) et au poids (64 kg, à la place de 61 kg). Durant ces 60 dernières années, la femme a grossi proportionnellement et porte donc du 44, quatre tailles supplémentaires par rapport à la moyenne de 1954.

D'où viennent exactement ces changements?

La société a évolué, notre mode de vie aussi ! En 1954, les femmes, encore sous la coupe du rationnement alimentaire de la Seconde Guerre Mondiale, mangeaient moins et plus sainement. Il suffit de regarder le taux de calories d'un déjeuner anglais actuel pour l'affirmer: bacon accompagné d'œufs (180 calories) ou encore un sandwich au corned-beef avec du beurre (430 calories pour ce casse-croûte).

Les femmes d'antan étaient plus susceptibles de perdre du poids grâce aux corvées domestiques, plus nombreuses et plus longues : des heures passées à faire les courses et préparer le repas entre autres, leur faisaient perdre près de 1092 calories. Aujourd'hui, elles n'en perdent que 556 (en deux fois 30 minutes de préparation du dîner et d'activités légères).

En 2014, les femmes associent de plus en plus vie professionnelle avec vie privée. Résultat? La plupart sont de grandes "angoissées" et... grossissent. En effet, tout stress augmente le taux d'une hormone, le cortisol, qui fait malheureusement prendre du poids. Même le vin serait un facteur à éviter. Un breuvage qui a le même effet que le stress!

Toutes des monstres ?

Non ! On a grandi en largeur mais aussi en hauteur, donc une partie de la prise de poids est totalement normale. Et puis les femmes de l'époque n'avaient pas non plus la taille zéro : il s'agit d'une moyenne sur l'entièreté d'une population, prenant donc aussi en compte les extrêmes.

Relativisons donc... et puis on y a gagné l'émancipation de la femme !