Comment gérer la phobie scolaire ou le trouble anxieux ? Ces signes qui doivent vous alerter

Un enfant ou un adolescent qui ne veut plus aller à l’école cache une souffrance qu’il ne faut pas négliger. Les troubles anxieux scolaires ont plusieurs formes. Plus ils sont reconnus tôt, plus vite ils seront apaisés.

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La phobie scolaire

C’est une véritable pathologie avec des caractéristiques très singulières : l’enfant souhaite vraiment aller à l’école mais, lorsque c’est le moment, il lui est impossible de franchir physiquement le seuil de l’établissement. Cela s’accompagne de manifestations physiques violentes (crises d’angoisse sévères). En revanche l’enfant n’a pas de refus par rapport au travail scolaire. C’est le lieu de l’école qui est seul en cause.

Que faire ?

Les parents sont impuissants et ne peuvent pas aider seuls leur enfant, à part ne pas le harceler de questions pour ne pas ajouter de la violence à la souffrance. Dans ce cas, on ne peut pas se passer d’aide psychologique.

Le trouble anxieux

Ce refus scolaire est dû à un stress très important, engendré par tout ce qui concerne l’école et les apprentissages, qui deviennent une source d’anxiété profonde, surtout depuis les confinements. Aller à l’école était un acte acquis quand soudainement cela a été impossible, voire dangereux de s’y rendre. Ce qui a fait naître un sentiment de peur chez certains enfants. Si pour une partie d’entre eux, il a été très difficile de travailler à la maison, les enfants dits atypiques (10 à 15 % des élèves) se sont, eux, sentis plus en sécurité. Depuis le retour à la normale, ces derniers ressentent une forme de refus scolaire. Il s’agit :

1. des "DYS" (dysphasie, dyslexie…) : à la maison, ils ont travaillé avec moins de stress, sans subir la pression du temps.

2. des enfants souffrant de troubles de l’attention : ils ont pu gérer leur ressource attentionnelle à leur façon sans subir de sanction.

3. des enfants à haut potentiel, qui ont pu travailler plus vite en ressentant moins d’ennui.

Que faire ?

Reconnaître la légitimité de l’anxiété de l’enfant, valoriser l’intérêt d’aller à l’école pour retrouver la dynamique du groupe et les copains.

Instaurer un dialogue ouvert, sans injonctions : de quoi as-tu besoin ? comment puis-je t’aider ?

Si cela ne suffit pas, ouvrir un dialogue avec un centre PMS (Psycho-médico-social) et les enseignants pour expliquer pourquoi l’enfant a senti un soulagement à travailler à la maison.

Sinon, avoir recours au psychologue scolaire ou au médecin.

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