La tradition veut qu’à Noël, la maison revête un habit de fête. Il est assez simple de réaliser quelques décorations, parées ou non de boules et guirlandes, à partir d’éléments glanés au jardin.

À cette saison, le jardin semble ne plus avoir grand-chose à offrir. C’est méconnaître l’inventivité du jardinier, jamais à court d’idées pour imaginer décors et bricolages. Couronnes, centres de table, guirlandes, crèches sont ainsi revisités chaque année.

Un rien suffit à créer d’heureux effets décoratifs. Au fil des ans, cette occupation, à faire en famille ou pas, stimule la créativité et aboutit le plus souvent à des résultats franchement étonnants auquel s’ajoute le charme du fait maison.

Autour du 25 décembre, c’est le solstice d’hiver, le retour de la lumière, la renaissance. Le décor illustre ce renouveau en fonction de l’inspiration. Dans la plupart des cas, le sapin reste fidèle à lui-même, c’est-à-dire vert, orné de quelques fanfreluches. Toutefois, il peut, selon les convictions écologiques des habitants ou par lassitude des aiguilles répandues, prendre une allure stylisée suggérée par quelques bois disposés en triangle ...

Drôle de bûche

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Choisir une bûche fendue en deux. A l’aide de la perceuse y pratiquer une série de petits trous de manière aléatoire. Un schéma défini et systématique donne un aspect plus classique, plus raide à l’ensemble. Au jardin, les clématites ont terminé leur floraison depuis belle lurette. Des fruits plumeux ont pris le relais. Ici ceux de la C.terniflora aux minuscules fruits coiffés d’une aigrette gris argenté. Les tiges cueillies et retaillées à mesure forment le fond de la composition. 

Beaucoup d’autres feuillages peuvent être utilisés comme base. Buis, osmanthus, petites feuilles de lierre. Selon le choix, la réalisation prend des allures très différentes. Ici les inflorescences de clématites sont complétées par des rameaux de buis taillés plus courts. Des capitules d’hortensia secs aux belles couleurs viennent se glisser entre les brins de clématites et de buis. Les derniers boutons de roses s’ajoutent à la dernière minute. Sans eau, leur durée de vie est brève. Il est aussi possible d’utiliser des roses séchées. Quelques boules de Noël et pommes de pin mettent la touche finale à l’ensemble. Elles sont fixées au pistolet à colle. Un soupçon de mousse se faufile entre les tiges.

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Pommes d’ambre

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A l’origine, les sapins étaient garnis de pommes. Un autre fruit est à l’honneur pour les fêtes de fin d’année dans beaucoup de cultures nordiques, l’orange. Longtemps, ce fut l’unique et précieux cadeau offert à cette occasion.

A Noël, l’air des boutiques dégage une odeur très caractéristique qui rappelle le vin chaud. Les Anglais sont les champions en la matière. L’arôme épicé des pommes d’ambre y participe. Elles décorent sapins et intérieurs et sont réalisées, selon plusieurs versions, à partir d’ingrédients entièrement naturels, orange et clous de girofle. Traditionnellement, ce sont les oranges qui sont employées mais citrons, mandarines et pamplemousses s’y prêtent également. Le parfum des agrumes se mêle à celui des clous de girofle pour former l’effluve si particulier qui s’en dégage. Après la fête, placées dans le linge et les armoires, elles maintiennent les insectes à distance.

Choisissez des fruits bien fermes, frais et à la peau épaisse, cela facilite la tâche. Surtout pas être trop mûrs ni trop juteux car alors ils pourrissent. Les clous de girofle doivent être entiers et assez longs pour être piqués sans difficultés. Pour sculpter l’écorce, il existe un petit instrument de cuisine appelé zesteur canneleur. Un couteau bien aiguisé fait l’affaire également mais c’est moins évident pour les enfants. Le motif dessiné par les clous et les cannelures est laissé à votre créativité, cercles, lignes, etc.

Les pelures des agrumes permettent aussi de confectionner en les enroulant sur elles-mêmes des fleurs rappelant celles conçues à base de légumes.

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Les anges dans nos campagnes

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Un bricolage fait avec les enfants devient milieu de table de Noël. Le manche brisé d’un vieux balai est ici recoupé en plusieurs morceaux à l’assise bien plate et collé sur un carton rigide. Trois billes en bois sont fixées au sommet à l’aide du pistolet à colle. Les bras sont faits de petits rameaux ou de spatules en bois. L’imagination de chacun et les trouvailles font le reste. Pour les chevelures, des brins secs d’alchemille pour l’un, des inflorescences de sedum et les chaumes de graminées pour les autres. Des feuilles aplaties au fer à repasser forment les ailes et la jupe. Hortensias et baies de sarcococca mettent la touche finale.
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Jardin miniature

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Dans le panier des petites choses grappillées, une plante déracinée. Les racines nues et les radicelles enchevêtrées évoquent un de ces arbres à la silhouette énigmatique illustrant les contes. Séparées du reste de la plante à l’aide d’une scie, nettoyées et collées à l’envers sur un morceau de bois plat, voici qu’elles deviennent saule têtard ou trogne, acteur principal d’un jardin miniature. Un banc de bois, imitant ceux en coudrier que l’on trouve dans le commerce, s’y adosse. Quelques pots accueillent les dernières boules de l’Echinops ritro et donnent l’illusion de topiaires. Ne reste qu’à ajouter neige, paillettes et boules de Noël selon les envies du moment.