Magazine

Sylvie, sur son blog Zéro Carabistouille partage ses recherches, ses bons plans et ses réflexions en matière de "zéro déchet". Dans ses carnets de route, elle nous raconte, à sa manière très personnelle, comment aborder les différents challenges dans lesquels sa famille s'est lancée depuis qu'elle a pris la décision de s'engager vers le "zéro déchet".

Il nous semblait important de partager sa vision des choses et suivre son expérience grandeur nature pour s'en inspirer, de tout... ou partie ! Cette semaine, elle nous parle des cadeaux de Saint-Nicolas.


Ooooooh Grand Saint-Nicolas, ne me dites pas que c’est presque demain que vous arrivez.
Ooooooh Grand Saint-Nicolas, que vais-je faire, je n’ai toujours pas trouvé les cadeaux!

Autant, avant notre défi zéro déchet, vous m’auriez vue tout en stress, déambulant dans les grands rayons des supermarchés à la recherche des cadeaux pointés par les miss dans le folder promotionnel des grandes chaînes de magasins. Aujourd’hui, suite à notre démarche, je m’étonne quelques peu de ma zen attitude et le recul que j’ai sur les demandes de mes demoiselles. Toutefois, il va quand même falloir trouver quelque chose !

Comme tous les enfants, jai grandi avec le rêve du Grand saint Nicolas. Le jour J, notre table à manger débordait de jouets et de friandises. Dur dur dès lors de ne pas vouloir reproduire la même chose maintenant que nous sommes devenus parents. 

Mais depuis que l’on est passé au zéro déchet, on a dû virer notre cuti et réfléchir à la façon de perpétuer cette tradition sans grever notre bilan zéro déchet !

Et tu fais comment alors, me direz-vous ?


Chocolats, spéculoos et confiseries

© DR

Hop, direction l’artisan chocolatier du coin à qui l’on demande d’avoir un Saint-Nicolas en chocolat non emballé dans du plastique et que l’on mettra dans une boite ou un sac en tissu (mais attention à ne pas le casser - vous pourrez prétendre que Saint-Nicolas s’est cassé la binette dans la cheminée mais ça ne risque pas de faire rire vos bambins !).

Et si besoin, prévoyez votre visite quelques jours avant le Jour J afin que le chocolatier ne vous dise pas : "Je les ai déjà tous emballés, Madame". Vous pourrez lui proposer de laisser votre boite et de venir la reprendre dans quelques jours, le temps qu’il fasse une nouvelle fournée.

Dans les magasins de vrac, on trouve assez facilement des spéculoos (ex. Belgomarkt - DELICIEUX - ou Les Tanneurs). On en trouve aussi en boulangerie. Il y a de fortes chances que ceux-ci soient déjà emballés mais c’est à essayer !

Il est aussi possible de les faire soi-même. Cette année, je suis bien motivée pour réessayer même si  mon premier teste de l’année passée ne m’avait pas tout à fait porté chance ! Ne jamais perdre espoir ! Si vous avez une chouette recette (et surtout facile !) , n’hésitez pas à me la transmettre d'ailleurs.

Pour remplacer les pièces en chocolat, on utilise des smarties ou de grands palets de chocolat ou des pralines que l’on trouve en vrac dans certains magasins. Et pour les cougnous, on file chez son boulanger préféré ou on les fait soi-même, ça ne doit pas être si compliqué !

Les cadeaux

Chez nous, nous n’avions pas l’habitude d’emballer les cadeaux lors de la Saint-Nicolas. C’était seulement à Noël que les cadeaux étaient mis dans de beaux emballages. Ceci nous facilite donc la tâche pour quelques semaines mais ...ne nous réjouissons pas trop vite : Noël n’est pas loin !

Si vous devez trouver une alternative aux emballages en papier, lancez-vous dans les furoshiki, l’art japonais pour emballer et transporter des objets ou des cadeaux. Avec un simple carré de tissu, on peut emballer tout ce que l’on veut et en très peu de temps. Et puis vous faites d’une pierre deux coups : vous offrez 2 cadeaux en un, le cadeau que vous vouliez offrir et un beau foulard par exemple.

© DR


Pour ce qui est du contenu, le cadeau, les possibilités sont innombrables. Depuis un an, nous proposons des idées d’expérience : une visite d’un musée, une pièce de théâtre, une sortie au cinéma, un stage de skateboard, une journée dans un parc d’attraction... Nos filles sont ravies par ces cadeaux car elles vivent un moment privilégié avec leurs amis, leur famille. Ce sont des moments qui restent gravés au fond d’elles pour toute leur vie, et donc c’est beaucoup moins éphémère que les jouets.

Il est vrai que ce n’est pas toujours possible ou que l’on voudrait quand même leur offrir un petit jouet en plus. Dans ce cas, optez pour le seconde main. Sur les sites en ligne comme Kapaza ou 2ememain, vous trouverez plus que certainement votre bonheur. Il faut parfois s’y prendre à l’avance, ou essayer encore et encore (pfff, je vous dis pas le nombre de fois où des Playmobil me sont passés sous le nez !) mais à la fin, avec un peu de patience, on trouve ce que l’on cherchait. Et là, c’est le bonheur ultime !

Vous pouvez aussi demander autour de vous si certaines de vos connaissances ne désirent pas revendre ou se débarrasser de certains jouets de leurs enfants devenus plus grands. Les brocantes et magasins de seconde main sont aussi des cavernes d’Ali Baba et permettent de trouver la perle rare.

Seul mot d’ordre : organisez-vous et, si possible, avec un peu d’avance ! La concurrence en pleine “pré-période” Saint-Nicolas est rude !

J’aime également offrir des livres ou des BD à mes filles car elles aiment passer des heures à les feuilleter. On trouve énormément de magasins spécialisés dans les livres de seconde main (ex. Pêle-Mêle à Bruxelles). Des librairies proposent aussi parfois un rayon de livres en seconde main (ex. la Librairie Ta Page à Etterbeek). Comme pour les jouets, il faudra parfois un peu de patience avant de trouver le tome tant convoité.


Oui mais si ce sont les grands-parents qui offrent ?

>> La réponse et un bon plan concernant les listes (de Noël, de courses, de cadeaux, ...) se trouvent sur le blog de Sylvie, sur cette page !