Masako du Japon, Elisabeth de Belgique, Leonor d’Espagne, Maria Teresa de Luxembourg et la duchesse de Sussex ont fait l’actualité, chacune à sa manière.

S’il fallait faire une sélection des cinq personnalités féminines des royautés qui ont marqué 2019, on retiendrait l’impératrice Masako du Japon (56 ans), la princesse héritière Elisabeth (18 ans), la princesse des Asturies (14 ans), la grande-duchesse de Luxembourg (63 ans) et la duchesse de Sussex (38 ans).

C’était un moment redouté et craint par les experts royaux : comment Masako du Japon allait-elle pouvoir faire face au poids de la charge de sa nouvelle fonction d’impératrice auprès de son époux Naruhito, sachant qu’elle souffre depuis près de 20 ans de dépression chronique ?

Masako qui ne voyage jamais à l’étranger avec son époux (à l’exception de l’intronisation du roi Willem Alexander sur insistance de sa grande amie la reine Maxima), ne prenait pas part à de nombreuses cérémonies de la Cour ni même à des dîners de gala (à nouveau à l’exception de la visite d’État des souverains belges et néerlandais).

Eh bien, Masako n’a pas seulement pleinement assumé son nouveau rôle avec brio et sourire mais elle a été bien présente à chaque étape des réjouissances incluant même de longues et traditionnelles cérémonies.

On ignore comment se passe la vie à la Cour impériale strictement minutée par l’Agence impériale depuis l’accession au trône de Naruhito mais en tous les cas, Masako n’a jamais semblé aussi détendue et ravie de revoir des amis du Gotha comme les souverains belges, espagnols et néerlandais avec qui on la vit converser avec une joie non dissimulée, comme au début des années 1990 lorsqu’elle était une jeune diplomate prometteuse.

Le sans-faute d’Elisabeth

En Belgique, il est rare qu’une personnalité fasse l’unanimité au Nord et au Sud du pays. C’est pourtant la gageure réussie haut la main par la princesse héritière Elisabeth à l’occasion de la cérémonie organisée au Palais royal de Bruxelles pour ses 18 ans. Elisabeth a charmé l’assistance par son naturel, sa sympathie, sa fraîcheur et sa parfaite maîtrise de l’instant.

On a senti beaucoup de maturité dans son discours d’où ressortait que la princesse a grandi au sein d’une famille très unie et soudée, ayant un mot d’affection pour ses parents et ses frères et sœur.

La princesse héritière avait aussi commencé à prendre plus de place dans les activités officielles de la Cour en 2019 en plus de la Fête nationale avec un déplacement humanitaire avec sa mère la reine Mathilde au Kenya et une visite à la caserne des pompiers de l’Héliport avec son père.

Elisabeth de Belgique passera en juin prochain son baccalauréat international à l’Atlantic Collège au pays de Galles où elle semble pleinement s’épanouir. Il sera alors question de savoir quelle suite elle donnera à ses études.

Baptême du feu pour Leonor

Si la Belgique n’a pas de gouvernement depuis un an, la situation en Espagne n’est pas meilleure avec des retours aux urnes récurrents et une situation explosive avec la Catalogne. C’est dans cette période chahutée qu’il a été décidé de mettre en avant la princesse Leonor, princesse des Asturies. Très/trop couvée par sa mère la reine Letizia selon certains observateurs, la jeune fille a vécu son baptême du feu avec un discours lors des prestigieux prix qui portent son nom à Oviedo puis à Barcelone avec une bonne maîtrise du catalan, ce qui lui a valu des commentaires admiratifs.

Maria Teresa, la valeur sûre

Mariée depuis 1981 au grand-duc Henri, Maria Teresa de Luxembourg a toujours été très investie sur le terrain pour soutenir de multiples causes dont l’Unesco, l’Unicef, les enfants orphelins du Burundi,… En 2019, son initiative "Stand, speak, rise up !" lui a permis de mettre en lumière le combat de femmes victimes de violences dans des pays en conflit, soutenue par de nombreuses personnalités dont les deux Prix Nobel de la Paix 2018 qu’elle avait déjà sollicités avant leur nomination. De cette initiative qui a permis entre ces femmes de créer encore davantage de synergies, est née à présent une ASBL avec un comité scientifique et la volonté d’aller toujours plus loin avec l’ouverture d’un orphelinat pour les enfants nés de viol de guerre. Maria Teresa dont on loue aussi le total relooking, accueillera en 2020 son 5e petit-enfant.

Le cyclone Meghan

Enfin, 2019, c’est aussi l’année de la duchesse de Sussex devenue mère du petit Archie et qui a été sans cesse au cœur du cyclone médiatique. Toute initiative, tout geste étant passés à la loupe de la critique. Une pression forte qui a finalement eu raison de sa patience et de celle de son époux, désireux de se retrouver entre eux pendant 6 semaines notamment au Canada où Meghan a travaillé pour la série Suits.

Sans compter les déboires avec les déclarations fracassantes de son père Thomas Markle qui n’ont fait qu’envenimer les choses tout comme leur interview à la fin de leur tournée en Afrique où Harry n’a pas caché qu’en ce moment sa route s’était éloignée de celle de William. Harry et Meghan un couple qui a ses fans mais aussi ses détracteurs qui estiment qu’être membres de la firme Windsor, cela comporte des avantages mais aussi des désagréments à assumer.