"Des bijoux révolutionnaires des années 60-70" au musée du diamant à Anvers

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Régine Salens

Publié le - Mis à jour le

Jusqu’au 14 mars se tient l’exposition "Bijoux révolutionnaires des années 60-70".

"Des bijoux révolutionnaires des années 60-70" au musée du diamant à Anvers
© BELGA

Pourquoi ne pas mettre à profit les interdictions actuelles de voyager pour découvrir des musées près de chez nous ? Inauguré en 2018, le musée du diamant DIVA à Anvers présente hors exposition temporaire plus de 500 joyaux liés à l’histoire diamantaire de la ville.

Jusqu’au 14 mars se tient l’exposition "Bijoux révolutionnaires des années 60-70" avec des créations d’Andrew Gruna, Chaumet, Cesare De Vecchi ou Jean Vendome.

Les espaces sont très bien aménagés et didactiques comme l’atelier "Qu’est-ce qu’un diamant ?" avec des explications détaillées et ludiques sur la forme, l’origine, la couleur, la dureté, la composition ou encore le poids des diamants.

Le musée présente plusieurs pièces maîtresses dont l’historique est expliqué sur tablette. On trouve aussi un petit écrin en émaux, diamants et perles avec un médaillon du roi Léopold II (plusieurs pièces proviennent aussi des collections de la Fondation Roi Baudouin).

Parmi les pièces "point d’orgue", relevons une broche en forme de paon attribuée au joaillier parisien Gustave Baugrand d’un savoir-faire unique. Le plumage de l’oiseau est serti de pierres précieuses selon la technique "en tremblant", qui les fait vibrer. Il se compose de rubis birmans, saphirs du Sri Lanka et d’émeraudes d’Inde.

La broche fut présentée en 1867 à l’exposition universelle de Paris. Baugrand était le joaillier attitré d’une passionnée de joyaux l’impératrice Eugénie, épouse de l’empereur Napoléon III et à ce titre à l’avant-garde de la joaillerie sous le Second Empire en France.

Également une parure en améthystes et diamants taillés en brillants datant de 1810. Elle appartint à Sophie de Feltz (1780-1853) qui épousa en 1802 le comte Philippe Vilain XIIII issu d’une des plus anciennes familles de la noblesse de Flandre et qui fut dame de Cour de l’impératrice Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon Ier.

Proche de ce dernier, la comtesse tint l’aiguière et la salière en argent lors du baptême en 1811 du roi de Rome, fils de l’empereur.

C’est en souvenir de sa présence à cette cérémonie que l’empereur lui offrit la parure qui fut portée jusqu’en 1970 par la Vierge en l’église de Basel.

Parmi les autres trésors du musée, la célèbre raquette en diamants (1700) qui récompensait le gagnant (après trois victoires en cinq années consécutives) du tournoi de tennis ECC d’Anvers. Ivan Lendl et Amelie Mauresmo l’ont remportée.

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