La chaîne franco-allemande Arte propose un documentaire plein de poésie et de science.

Lassé des séries mille fois diffusées, des téléréalités, des appartements à vendre et des jeunes talents qui poussent la chansonnette ? Alors rendez-vous sur Arte qui propose une seconde partie de soirée pleine de poésie puisqu’elle est consacrée au phénomène des aurores boréales. À défaut de pouvoir aller les photographier vous-même, du côté de la Laponie, confortablement installé dans votre canapé où il fait nettement plus chaud, vous saurez tout sur ce phénomène météorologique provoqué par les tempêtes solaires.

Mais ce que nous montre également ce documentaire, c’est que ces envoûtantes danses lumineuses peuvent constituer de véritables menaces pour les télécommunications, le trafic aérien, les satellites et, même, la santé des animaux.

Hélas ! ; si la science progresse, on en sait encore peu sur ce qui provoque les aurores boréales. Conséquences d’une "rupture de la queue de la magnétosphère", explique cette physicienne finlandaise, les tempêtes solaires qui les engendrent sont, comme les tremblements de terre, classées sur une échelle allant de 1 à 5, en fonction de leur intensité. La plus forte d’entre elles remonte à 1859 et fut visible jusque dans les Caraïbes, comme en témoignent des peintures d’époque.

Si les scientifiques (du monde entier) qui s’intéressent au phénomène peuvent affirmer avec certitude que nous avons évité le pire en 2012, il leur est plus difficile, par contre, de savoir quand elles vont surgir à l’avenir. Car, côté prévision, la météo spatiale en est, à peu près, au stade où se trouvait la météo terrestre en… 1950.

C’est peut-être aussi cela, l’imminence du danger, l’inconnu venu du ciel, qui rend ces images aussi fascinantes. Et l’incongruité des lieux dans lesquels elles sont étudiées : plantée au milieu de nulle part, dans le grand Nord, une caravane est équipée de "grandes oreilles" qui captent les sons profonds venus de loin. Devant ce monologue tombé des étoiles, l’humain semble bien petit et bien ignorant.