Toujours verts, rarement malades et encore moins souvent attaqués par des parasites, les bambous sont très attractifs et donnent un aspect exotique au jardin. Petits ou très grands, ils demandent des conditions de culture bien précises.

Une terre humide est-elle indispensable ?

La majorité des bambous apprécient les sols gardant une bonne fraîcheur tout au long de l’année. Pas question cependant de les planter là où l’eau stagne en hiver sous peine de voir leurs racines pourrir. Ayant une croissance vigoureuse quand elles sont bien installées, ces grandes graminées demandent un sol fertile, riche en humus et travaillé en profondeur (0,80 à 1 m pour les grandes espèces). Elles supportent aussi bien les terres neutres que celles légèrement acides, mais le calcaire ne leur convient pas. Du point de vue exposition, les bambous croissent aussi bien au soleil que dans une ombre légère.

Quelle est la meilleure période de l’année pour les planter ?

Cela va dépendre du sol. Si la terre est légère et drainante, il est conseillé de les planter entre la mi-septembre et la fin octobre. Dans un sol argileux, on optera pour la période allant de mars à fin avril. Une plantation en plein hiver (terre froide) ou en été (sécheresse) est vivement déconseillée.

Et l’entretien ?

Excepté les arrosages indispensables la première année, les bambous sont faciles de culture. À partir de la deuxième année, il est bon de leur apporter un engrais riche en azote, de type engrais pour gazon. Cette fertilisation se fera au début ou à la mi-juillet. Au printemps, si cela s’avère nécessaire, les tiges couchées ou mortes seront sectionnées à la base.

Comment éviter de se retrouver face à une “forêt” ?

Certains bambous peuvent devenir rapidement de vrais et incontrôlables envahisseurs. C’est le cas notamment pour les Phyllostachys nigra ou aurea. Si vous choisissez ces espèces, il faudra impérativement prévoir un barrage de racines de qualité (en vente dans les jardineries). Par contre, pour créer un massif ou un brise-vue sans avoir peur de retrouver des bambous partout, c’est sur les Fargesia que se portera votre choix. Vous cherchez un bambou couvre-sol de petite taille ? Le Pleioblastus pygmaeus vous séduire avec ses 40 cm de hauteur mais, ici aussi, le barrage de racines est indispensable. Un petit trésor ? Le Shibatea kumasasa fera votre bonheur avec son port particulier, très architectural.

La plante de la semaine: du bois-bouton pour les papillons
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De relativement petite taille et de forme arrondie, le Cephalanthus occidentalis ne dépasse pas les 3-4 m de hauteur dans nos régions. Sa structure très ramifiée dès la base, son écorce quelque peu écailleuse et ses jeunes tiges d’un beau vert olive font du bois-bouton un élément incontournable du jardin d’ornement. Son feuillage, d’un vert franc, est décoratif d’autant que la nervure centrale des feuilles est légèrement pourprée. À l’automne, ce feuillage prend des teintes dorées très lumineuses. Le Cephalanthus occidentalis fleurit au cœur de l’été. La floraison est très particulière et attrayante. Les inflorescences globuleuses portées par de longs pédoncules sont composées de très petites fleurs blanc crème d’où les styles émergent comme un feu d’artifice. Non seulement belle et originale, la floraison est aussi délicieusement parfumée et attire une multitude de papillons. Un peu plus tard dans la saison, ce sont des fruits rougeâtres qui font leur apparition. D’un diamètre de 2 cm, ils persistent sur l’arbuste jusqu’en hiver. Le Cephalanthus n’aimant pas les sols lourds, il est indispensable d’ameublir soigneusement ce dernier et d’y ajouter du terreau de qualité. Son enracinement étant superficiel, il est nécessaire d’arroser régulièrement en cas de sécheresse et d’épandre un épais paillage à son pied. À noter que le Cephalanthus est plus florifère au soleil.

Les petites bêtes du jardin : on l’appelle aussi traîne-buisson

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L’accenteur mouchet (Prunella mudularis) est souvent confondu avec le moineau. On le surnomme traîne-buisson parce qu’il est le plus souvent observé au sol, à la recherche de nourriture. Assez craintif, il file se cacher dans les buissons à la moindre alerte. L’accenteur mouchet arbore une silhouette plus fine que le moineau et est nettement plus discret que ce dernier. Son plumage est brun avec la tête et la poitrine grises. Il signale souvent sa présence par une sorte de “tsit” aigu. Question habitat, ce petit oiseau a une préférence marquée pour les haies indigènes, les buissons denses et les broussailles. C’est la raison pour laquelle un coin sauvage du jardin avec un petit roncier fait son bonheur.

L’accenteur mouchet est nettement polygame, il s’accouple avec plusieurs partenaires. Le nid est bien caché dans un arbuste dense et c’est une bonne chose car, en raison de leur couleur bleu turquoise assez vive, les œufs seraient vite repérés par un prédateur. À cette période de l’année, on peut l’observer près des sites de nourrissage. C’est là qu’il récupère au sol les miettes de graisse que laissent tomber les mésanges. Il est aussi friand de graines, mais on ne l’observe quasiment jamais dans une mangeoire. Au printemps et en été, ce sont les insectes qu’il convoite, mais il ne les chasse pas au vol, pour l’accenteur mouchet, tout se passe au sol. Un petit oiseau certes discret, mais bien attachant.

Le saviez-vous ?
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Il est plus que probable que le chou-rave était déjà consommé durant la Préhistoire. Sa culture était courante au Moyen-Orient il y a plus de quatre millénaires. Du temps des Grecs et des Romains, on en aurait répertorié plusieurs variétés auxquelles on attribuait des propriétés bien particulières comme le fait de dissiper le… froid des pieds ou de lutter contre les douleurs articulaires. À noter que chez les Romains, le chou-rave portait le nom de chou de Pompéi. Au Moyen Âge, le chou-rave était méprisé par les nobles, mais était un aliment de base pour les paysans et le peuple. Le chou-rave était recommandé dans le fameux Capitulaire de Villis de Charlemagne et portait le nom de Ravacaulos.